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8 mai 2012 : Pascaline Mourier-Casile et Maurice Mourier font leur mardi littéraire

6e arrondissement : Café littéraire au Café de la Mairie, place Saint Sulpice 75006 Paris.


Mardi 8 mai 2012 Pascaline Mourier-Casile - "La fente d’eau" & Maurice Mourier "On se sent moins jeune par temps pluvieux - Présentation François Lescun - Lecture Tristan Felix


        

Mardi 8 mai 2012 Pascaline Mourier-Casile - La fente d’eau éditions Maurice Nadeau & Maurice Mourier On se sent moins jeune par temps pluvieux éditions. Caractères -  Présentation François Lescun - Lecture Tristan Felix

Pascaline Mourier-Casile - "La Fente d’eau" - Dans une maison vide près d’un fleuve en crue, une jeune femme, enceinte, attend l’homme qu’elle aime et qui l’aime, dont nous ne saurons que le prénom, François.
Elle confie au magnétophone une sorte de confession hallucinée, afin d’essayer de lutter contre l’angoissante sensation qu’elle subit d’être envahie par un corps étranger - l’enfant àvenir- qui porte atteinte à sa plénitude et la prive de la liberté, en particulier sensuelle, qui faisait naguère ses délices.


Pascaline Mourier-Casile - "La Fente d’eau" - Dans une maison vide près d’un fleuve en crue, une jeune femme, enceinte, attend l’homme qu’elle aime et qui l’aime, dont nous ne saurons que le prénom, François.

Dans une maison vide près d’un fleuve en crue, une jeune femme, enceinte, attend l’homme qu’elle aime et qui l’aime, dont nous ne saurons que le prénom, François.

Elle confie au magnétophone une sorte de confession hallucinée, afin d’essayer de lutter contre l’angoissante sensation qu’elle subit d’être envahie par un corps étranger - l’enfant àvenir- qui porte atteinte à sa plénitude et la prive de la liberté, en particulier sensuelle, qui faisait naguère ses délices.

Cette liberté sans tabou, elle lui vient d’abord d’une enfance passée dans un pays équatorial, humide et chaud, que sa sensibilité exacerbée recrée dans la splendeur merveilleuse de commencements vécus en compagnie d’un frère qui fut, de fait, son premier amour.
Paradis perdu, tragédie en marche : François arrivera-t-il à temps pour s’opposer à la tentation récurrente du suicide ?
Ce texte écrit au plus près du corps et dépourvu de toute concession à la vulgate de l’épanouissement féminin en maternité, s’arrête sur cette interrogation et ne conclut rien.





Maurice Mourier - On se sent moins jeune par temps pluvieux - Nostalgie, tristesse et gaieté mêlées caractérisent ce très beau recueil de poèmes.

Avec une force évocatrice peu commune, Maurice Mourier nous emporte et nous révolte, nous agace parfois et nous fait rire souvent…
 
Dans sa préface, François Lescun rappelle les accents baudelairiens du titre. C’est vrai. C’est vrai aussi que Maurice Mourier partage avec Baudelaire les ciels lourds et jaunes, et l’humidité des terres grasses et froides. Mais les mots dont il habille l’attente de la mort n’ont pas la pesanteur noirâtre du spleen baudelairien. L’inspiration est bien plus vaste et hétéroclite : n’y a-t-il pas, parmi tant d’autres, du Villon beaucoup (Jeunes beautés qui fuyez si vite vers l’au delà des dunes / Qui fuyez je ne sais pourquoi) et du Michaux, sans doute ?...


Ce n’est pas tout à fait vrai car au mystère que le début du recueil soulève, la fin donne un sens, quand s’ouvre la porte / Et que le pied massif ajustée et tenace / la souveraine s’avance à travers ton corps.

Chaque poème nous rapproche de cette image de la souveraine qui avance inéluctablement et transperce assurément, toujours. Elle apparaît d’abord drapée des souvenirs de l’enfance, à cet âge où la mort n’est qu’un vague regret d’une humanité défunte…
Le recueil est illustré par de très belles reproductions de peintures de Pascaline Mourier-Casile, l’épouse de l’auteur. Traitées en noir et blanc, elles tendent un miroir en abîme à l’imaginaire poétique, prolongeant en quelque sorte cet aveu : Maurice Mourier n’écrit-il pas un peu comme dans un rêve ?...

 

Jeudi 26 Avril 2012


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