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02/04/2013 - 20:54
        

Affaire Cahuzac : la parole d'un homme politique est une fois de plus remise en cause

Affaire Cahuzac : lorsque les paroles ont contredit les faits.



Jérôme Cahuzac a menti aux Français et cela ne doit pas faire oublier le contenu des aveux de l'ex-ministre du Budget.



Le ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale a reconnu avoir fraudé. 4 décembre 2012 - 2 avril 2013 : Jérôme Cahuzac, 60 ans, chirurgien de profession, maire de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) de 2001 à 2012, député de 2007 à 2012, s'est laissé emporter dans la "spirale du mensonge" comme il l'a lui-même décrit sur son blog.

Un cas intéressant sur le plan des institutions

Jérôme Cahuzac avait signé la charte de déontologie pour devenir ministre, avant de démissionner le 19 mars 2013 suite à l'ouverture d'une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale.

La semaine dernière, il prenait comme avocat un professionnel du droit ayant notamment défendu Jacques Chirac et Dominique Strauss-Khan.

Le 2 avril 2013 après avoir vu le juge d'instruction Jérôme Cahuzac a reconnu détenir depuis 20 ans un compte à l'étranger et avoir rapatrié 600 000 euros sur son compte à Paris. Il a été mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale" ; une technique qui consiste à injecter dans le circuit économique de l’argent non déclaré aux impôts.

L'ancien président de la commission des finances de l'Assemblée nationale avait également proposé en 2011 un amendement au projet de budget visant à instaurer une "contribution de solidarité nationale" destinée aux Français domiciliés fiscalement à l'étranger.

La presse et la justice vont poursuivre leur travail

Bravo à Fabrice Arfi journaliste d'investigation de la rédaction du journal sur internet Mediapart ; un journaliste indépendant mieux renseigné que l'Elysée et le Parti Socialiste réunis.

Aux élus et aux responsables politiques de faire émerger dès les prochaines élections municipales en 2014 une nouvelle génération d'hommes et de femmes qui rendront ses lettres et ses paroles de noblesse à la Politique, et à défaut, à la pratique du pouvoir.


Indiscrétion du 5 avril 2013 :
Blague de couloir à l'Assemblée nationale : Falorni accueillerait Cahuzac chez les Radicaux de gauche.
© andreapetrlik - Fotolia.com
© andreapetrlik - Fotolia.com

Déclaration de Jérôme Cahuzac sur son blog

Par lettre du 26 mars 2013, j’ai demandé à Messieurs les juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s’imposent au regard de la détention à l’étranger d’un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d’années.

J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris.

A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus.

J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées et notamment la dernière que je n’ai pu mener à bien. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords.

Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence.


Publié le mardi 2 avril 2013 à 15h 52.

Communiqué de presse de la présidence de la République

Le président de la République prend acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme CAHUZAC devant les juges d’instruction concernant la détention d’un compte bancaire à l’étranger. C’est désormais à la Justice d’en tirer les conséquences en toute indépendance.

En niant l’existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays ainsi que devant la représentation nationale, il a commis une impardonnable faute morale. Pour un responsable politique, deux vertus s’imposent : l’exemplarité et la vérité.


Envoyé à la presse le mardi 2 avril 2013 à 16h 04.




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