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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



03/12/2012 - 10:34
        

Elections internes à l'UMP : Claude Goasguen assume la responsabilité dans le 16e arrondissement

"Mise au point et remerciement" du député-maire UMP du 16e arrondissement.



Claude Goasguen : "Je voudrais m’excuser de la mauvaise organisation de cette élection".



Cela n'a rien à voir avec le fait que le nouveau président de l'UMP, député de Meaux, réside également dans le 16e arrondissement, ainsi que l'ont révélé dans une enquête les journalistes de la rédaction du Petit Journal de Yann Barthès sur Canal Plus.

C'est tout simplement pour tordre le cou à "des approximations lues" que Claude Goasguen raconte la journée de vote du 18 novembre 2012.

Des faits portés au procès-verbal

Il l'a fait dès le lendemain de la proclamation par la COCOE de l'élection de Jean-François Copé à la tête de l'UMP. Le 20 novembre 2012 sur son blog, le député-maire explique et s'excuse.

Après avoir rappelé les scores dans le 16e arrondissement, "une victoire de Jean-François Copé (qui) a récolté 907 voix et François Fillon 1098" indique Claude Goasguen, le député-maire évoque un "comportement peu convenable" de "beaucoup de militants et même d'élus", "dans les trop longues files d'attente et dans la salle de vote".

Ambiance dans l'unique bureau de vote du 16e arrondissement : au sujet des comportements, "apparaissant parfois comme des pressions pour certains adhérents" écrit Claude Goasguen, le député-maire déclare : "je n’entends pas à l’avenir que de tels comportements puissent se renouveler, même si les statuts ne les interdisent pas".

Il souligne avoir "alerté la Cocoe pendant 2 mois sur les conditions arrêtées pour le scrutin, qui seraient génératrices d’incidents dans le 16e. Et nous avions malheureusement raison".

Ambiance entre les deux adversaires à l'élection : "Les 2 équipes des candidats ont eu des difficultés à s’accorder sur les modalités de vote et il a donc été décidé de limiter les points de vote pour éviter d’éventuels litiges". D'où le choix d'organiser une élection avec un seul bureau de vote alors que, rappelle Claude Goasguen, "un bureau de vote lors d’une élection traditionnelle se situe entre 800 et 1200 inscrits. Dimanche, nous devions accueillir jusqu’à 5490 adhérents".

Ambiance entre les responsables des arrondissement à Paris, où François Fillon était donné vainqueur, et l'UMP organisatrice de l'élection : le député-maire a dû "batailler durant 2 semaines pour expliquer qu’il serait catastrophique de n’avoir qu’une seule urne par vote dans notre arrondissement". La COCOE entend l'argument.

Dans la salle de vote, les adhérents ont été dirigés vers 2 listes d'émargements distinctes : un cahier pour les noms commençant par les lettres de A à L et un autre pour les lettres de L à Z ; un "traitement de faveur" accordé au 16e arrondissement "comme dans le 15e", les deux plus importantes sections UMP de Paris.

Sévère et indulgent à la fois vis-à-vis de l'UMP, le député-maire insiste : "comme responsable de l’UMP dans le 16e, j’en assume la responsabilité aussi et je tiens à m’excuser pour ce manquement qui tient à l’inexpérience de notre formation politique dans l’organisation de ce type d’élection mais aussi à la rançon du succès (...) avec 5490 adhérents à jour de cotisation".

Il félicite les votants pour leur "participation massive" et leur "patience (...) pour certains même de la bonne humeur".

Avec 2005 votes exprimés pour Jean-François Copé et François Fillon, sur "5490 adhérents à jour de cotisation", le 16e arrondissement a affiché un taux de participation parmi les plus faibles de Paris, juste devant le 15e arrondissement : 36,52 % ; sans doute dû à "un comportement peu convenable" et à la "mauvaise organisation de cette élection".

Claude Goasguen a réuni plus de 600 parrainages pour soutenir la candidature de Jean-François Copé, qu'il considère être "l'héritier de Nicolas Sarkozy'" contrairement à un ancien Premier ministre opposé à "la volonté de réformes" de l'ancien président. Il soutient la motion à l'UMP "France Moderne et Humaniste", avec Jean-Pierre Raffarin, Luc Châtel (n°2 du ticket Copé, élu vice-président de l'UMP), Jean Léonetti (pro-Fillon) et 101 parlementaires.

Claude Goasguen, à une réunion publique organisée par l'UMP au gymnase Japy le 27 février 2008 sur la thématique "France-Israël : une amitié au service de la paix", dans le cadre des élections municipales de 2008 © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons.
Claude Goasguen, à une réunion publique organisée par l'UMP au gymnase Japy le 27 février 2008 sur la thématique "France-Israël : une amitié au service de la paix", dans le cadre des élections municipales de 2008 © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons.
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