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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



29/04/2012 - 19:00
        

Eric Charden est mort ce 29 avril 2012

La variété française perd un artiste emblématique.



En duo avec Stone, Eric Charden a été le chanteur du bonheur simple des années 60 - 70.



La nouvelle tombe, sèche, comme c’est la cas lorsque la grande faucheuse tranche la vie d’un être humain. Ses proches sont dans le chagrin et un peu incrédules. C’est le vide. Lorsque c’est une personne connue la nouvelle touche un public beaucoup plus large que le défunt ne connaissait pas mais percevait, des fans, une foule. Paris Tribune présente ses condoléances à la famille, à sa femme Gabrielle et aux proches d’Eric Charden. Il mérite un hommage.
 

Eric Charden c’est le chanteur bonheur simple de la fin des années 60 et du début des années 70. Tous ceux qui ont connu cette époque se souviennent de Stone et Charden, de mélodies légères, gaies, mémorisables et de paroles romantiques ou amusantes.

C’est un temps où l’économie française se porte bien, ou le travail est un labeur mais ne manque pas, où les français améliore leur niveau de vie. Mai 1968 à certains égards est l’explosion d’une jeunesse turbulente et gâtée qui a envie de bouder et de rêver.

La première crise du pétrole ne frappe qu’un 1973 et la seconde, plus dure, surgit en 1979. Entre temps Stone et Charden distraient. Toutes les générations fredonnent leurs chansons. Ils sont populaires et sans prétention. Ils chantent leur amour et l’amour tout court : « L’avventura, c’est la vie que je mène avec toi, l’avventura, c’est dormir chaque nuit dans tes bras » ou encore « Un p'tit village plein d'amis ; Et puis les filles aux joues rouges ; Qui donnent aux hommes de là-bas ; Qui donnent aux hommes de l'amour ; L'amour made in Normandie ». Eric Charden travaille alors textes et musique avec Frank Thomas et Jean-Michel Rivat.

Eric Charden, c’est aussi un intellectuel. Il adore lire. Fasciné par Bardamu, il préfère Louis-Ferdinand Céline à ses cours sur les bancs d’HEC.

Il connaît le succès comme chanteur mais aussi comme auteur. Il écrit pour les grands chanteurs populaires, Sheila, Claude François, Eddy Mitchell etc … Plus tard, les jeunes générations dans les cours de récréation lanceront de bruyants « San Ku Kaï, San Ku Kaï, c’est la bataille, c’est la bataille » sans savoir que c’est du Charden avec Didier Barbelivien sur une musique de Guy Mattéoni.
 

C’est vrai que la bataille est venue tôt dans la vie d’Eric Charden. Son père vit en Indochine et c’est au Vietnam qu’il naît en 1942.

Or, les évènements militaires le chassent de l’Asie à l’âge de 8 ans. Il sera élevé en France par sa mère seule. Elle est tibétaine et il sera frappé par l’invasion du Tibet par les chinois qui se produit aussi en 1950.

Est-ce en partie pour cela qu’il était tellement soucieux de bonheur ? Quand le destin collectif échappe aux simples citoyens, n’est-il pas prioritaire de se blottir dans l’abri du bonheur individuel avec les personnes que l’on aime ?

Pour le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand : « Eric Charden nous a quittés, et le monde s'en trouve un peu plus gris et un peu moins bleu, pour reprendre les termes de son premier succès, sorti en 1967 ».

Un pays bien gris pour le prochain Président de la République confronté aux crises. Ecouter les paroles et musiques d’Eric Charden peut donner du cœur à l’ouvrage ou permettre une excursion au pays du bonheur simple.


Autre article qui cite Louis-Ferdinand Céline : article du 16 mai 2012
La défense de Louis-Ferdinand Céline mise aux enchères.




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