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Mercredi 16 Janvier 2013 - 17:55


        

Facture de la pelouse du Champ de Mars : les réactions de l'UMPPA, du PC/FG et du Maire de Paris

VIIe arrondissement : qui veut payer 100 000 euros ?


Bataille de communiqués suite à l'annonce du Maire de Paris de présenter une facture de 100 000 euros au Ministère de l'Intérieur.




Qui va payer 100 000 euros de dégâts involontaires causés à la pelouse du Champ de Mars lors de la manifestation du 13 janvier 2013 causés par 340 000 ou 800 000 manifestants ?
(cf. l'article : Règlement de comptes suite à la manifestation contre le "Mariage pour tous" ).

100 000 euros en jeu pour le budget de la Ville de Paris

Le dimanche 13 janvier 2012 au soir, un premier état des lieux indique qu'un "piétinement important" autour de la sonorisation et de la tribune installées par les organisateurs de la manifestation contre le 'Mariage pour tous' avait "détérioré environ 3 600 m2 de gazon" ; avec des dégradations moins importantes "mises sur le compte des piétinements des manifestants" sur 23 000 m2. Soit, selon les services municipaux, deux factures d'un montant total de 100 000 euros.

Dans un communiqué du 16 janvier 2013, Bertrand Delanoë explique :

"C’est avec étonnement que je découvre la polémique instruite par la droite sur l’indemnisation des dégâts occasionnés sur la pelouse du Champ de Mars le 13 janvier par les manifestants opposés au mariage pour tous. Ces dommages ne sont liés à aucune dégradation volontaire mais au simple piétinement de ces espaces.

Lorsque la Préfecture de Police et les organisateurs réfléchissaient aux tracés susceptibles de permettre aux différents cortèges de déboucher au même endroit en fin de manifestation, j’ai prévenu que les pelouses du Champ de Mars, qui sont en cours de réfection pendant la période hivernale, ne supporteraient pas une telle affluence. J’ai donc suggéré qu'un autre point d'arrivée soit recherché : je rappelle que lors de la manifestation de 1984 sur l'école privée, le cortège a défilé par exemple jusqu'à la place de la Bastille.

Les services de la Ville ont pris connaissance lundi matin de l’étendue des dégâts, avec à la fois des travaux à refaire intégralement et une période d’indisponibilité des pelouses à prolonger jusqu’à juin, contre avril habituellement. En tant que maire de Paris et garant de l’intégrité de l’espace public parisien, j’ai alors adressé à la Préfecture de Police la facture pour ces dégradations. Je n’ai ainsi fait qu'appliquer les règles qui ont toujours prévalu - envoi d'une facture liée au piétinement des pelouses - comme ce fut le cas par exemple lors du concert de Johnny Halliday en 2009 ou de SOS racisme en 2011.

Mon unique préoccupation a toujours été de préserver le Champ de Mars. Les raisons qui m’ont conduit à mettre en garde la Préfecture de Police la semaine dernière m’avaient amené il y a un peu plus d’un an à refuser à François Hollande, alors candidat, son utilisation pour un meeting. Il est dès lors malvenu d’imaginer qu’une manœuvre politique ait présidé à une demande normale et légitime d’indemnisation au profit des Parisiens"
.

Le même jour, Jean-François Legaret, président du groupe UMPPA au Conseil de Paris - maire du Ier arrondissement et de Philippe Goujon, président de la fédération UMP de Paris et député-maire du XVe arrondissement, l'avaient critiqué :

Ils "(...) condamnent la démarche (...) du maire de Paris qui réclame 100 000 euros pour restaurer les pelouses du Champ de mars au lendemain de la manifestation contre le mariage pour tous. On atteint des sommets (...) Bertrand Delanoë qui jamais ne déroge à sa ligne 'un poids, deux mesures'… En l’occurrence les manifestants pesaient sans doute plus lourd que ceux de SOS racisme, auxquels il avait prêté le champ de mars et alloué une subvention de 230 000 euros pour le concert donné le 14 juillet 2011. Mais le chantre de la gauche humaniste et démocrate est en réalité celui (...) de l’intolérance lorsque les choses lui déplaisent (...)"

Avec "l'ensemble des élus du groupe" UMPPA au Conseil de Paris, ils "rappellent que jamais une telle démarche n’a été entreprise et rendue publique par le passé, quelque soient les manifestations dont certaines ont pu faire des dégâts, notamment sur le mobilier urbain (arrêts de bus etc.), comme la techno parade par exemple. Ils espèrent que le ministre de l’Intérieur à qui cette facture a été adressée saura se montrer plus respectueux de l’égalité et de la liberté d’expression que le maire de Paris".

Ian Brossat, président du groupe PCF/PG au Conseil de Paris, avait raillé ses collègues conseillers de Paris :

"La Mairie de Paris a annoncé hier que la remise en état des pelouses du Champ-de-Mars, après le passage de la manifestation contre le mariage pour tous, coûtera au minimum 100 000 euros.
La liberté de manifester est un droit fondamental. Il ne saurait en revanche se confondre avec le droit de dégrader le bien des Parisiennes et des Parisiens
La droite est prise en flagrant délit de contradiction. C’est elle qui fut à l’initiative de la Charte de protection du Champ-de-Mars. Et elle s’offusque aujourd’hui des règles qu’elle appelait de ses vœux hier.
Les organisateurs de la manifestation (...) doivent assumer leurs responsabilités et régler la note transmise par le Maire de Paris au Ministère de l’Intérieur"
.

Un débat que devrait suivre de près l'association "Les Amis du Champ de Mars" * qui tirent la sonnette d'alarme "pour sauver ce lieu emblématique, unique au monde", sans "surexploitation, banalisation, dégradation" ; le Champ de Mars étant devenu, selon ses membres, "un véritable champ de foire", avec, semble-t-il, l'aval des pouvoirs publics.

* L'Association "Amis du Champ de Mars", Maison des associations, 4 rue Amélie 75007 Paris.
Site internet :
www.amisduchampdemars.fr


Articles :
- 16 janvier 2013 : Règlement de comptes suite à la manifestation contre le "Mariage pour tous".
- 28 février 2013 : Les centimes du Maire de Paris.







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