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20/06/2011 - 05:55
        

Jean-Pierre Lecoq contre Paris Tribune : la plainte avec constitution de partie civile

Jean-Pierre Lecoq attaque Paris Tribune : la suite.



Le maire du 6e arrondissement révèle ce qu’il interprète comme diffamatoire et injurieux dans l’article de Paris Tribune qu’il met en cause.



Suite au passage éclair au bureau du Juge d’Instruction le 10 juin 2011, Paris Tribune sait enfin ce que le maire du 6e arrondissement reproche à l’article publié le 13 septembre 2010 « Jean-Pierre Lecoq : Je ne m’occupe pas de la communication ».

Jean-Pierre Lecoq attaque Paris Tribune

Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement en exercice, a déposé plainte avec constitution de partie civile contre X, le 29 novembre 2010, pour diffamation publique et injure publique envers un citoyen chargé d’un mandat public pour rechercher la condamnation pénale de la directrice de publication de Paris Tribune avec demande de dommages et intérêts.

Jean-Pierre Lecoq et la mairie du 6e arrondissement n’ont pas communiqué au moment du dépôt de la plainte et n’en ont pas rendu destinataire Paris Tribune qui l’a appris le 15 mars 2011, de source policière. Seul l’énigmatique et large sourire de Jean-Pierre Lecoq à Vaea Devatine, à l’issue du conseil du 6e arrondissement, le 29 novembre 2010, quelques heures après le dépôt de la plainte, en était le signe à condition d’avoir pu le déchiffrer.

Dans sa plainte, Jean-Pierre Lecoq révèle sa lecture et sa compréhension personnelle de l’article incriminé. Selon lui, Paris Tribune « critique la gestion de la communication du Maire du VIème arrondissement de Paris lequel ferait obstacle à la transmission des événements organisés par la mairie d’arrondissement pour publication sur le site internet du journal Paris Tribune. »
L'entrée du Palais de Justice de Paris.
L'entrée du Palais de Justice de Paris.

La grande cour du Palais de Justice de Paris.
La grande cour du Palais de Justice de Paris.

Jean-Pierre Lecoq considère qu'il y a diffamation publique

Jean-Pierre Lecoq considère que la directrice de publication de Paris Tribune doit être punie car :
- « Monsieur Jean-Pierre Lecoq est mis en cause en sa qualité de maire du VIème arrondissement de Paris dans l’exercice de ses fonctions. »

« L’article a fait l’objet de publicité tant par l’intermédiaire d’internet que par la distribution du journal » (sic). (ndlr : aucun journal sur papier n’a jamais été édité à ce jour bien que le projet existe)
« Il est notamment destiné à tous les administrés de la Ville de Paris. »

En citant des extraits de l’article, Jean-Pierre Lecoq considère qu’il serait prétendu que :
- « Monsieur Lecoq est décrit comme un censeur de la liberté d’expression et de la presse, se révélant même menaçant à l’encontre de ceux qui n’écriraient pas selon ses diktats ».
- « l’auteur de l’article prétend que Monsieur Lecoq favoriserait le népotisme en employant son neveu. »
- « Monsieur Lecoq serait xénophobe et mysogine. »
- « Enfin, Monsieur Lecoq est un incompétent dispendieux. »

Jean-Pierre Lecoq considère qu'il y a injure publique

Jean-Pierre Lecoq dépose également plainte pour injure publique car des « propos outrageants sont constitutifs du délit d’injure publique ».

Jean-Pierre Lecoq considère que :
- « l’auteur compare le plaignant à un animal de bassecour, appartenant à une espèce sans cerveau et donc sans intelligence.
De surcroît cet animal revendiquerait d’en être le roi, tellement stupide qu’il se prendrait pour une vedette de cinéma qui attirerait une foule d’admiratrices. »


Parce que chaque lecteur de Paris Tribune a le droit de savoir pour se faire son opinion, voilà ce que l’accès à la plainte de Jean-Pierre Lecoq apprend sur son interprétation personnelle de l’article publié le 13 septembre 2010.

Dans leur travail, les juges étudient d'abord la forme. Dans la plainte de Jean-Pierre Lecoq, force est de constater que l’état civil l’identifiant n’est pas celui du maire du 6e arrondissement. Alors, la plainte est-elle seulement recevable ?

Sur le fond, les juges retiennent l’opinion commune et raisonnable. Ils prennent en compte la liberté d’expression, la vérité et la bonne foi des journalistes, le droit de critique et le droit à l’humour.

A suivre…
Les marches du Palais de Justice de Paris.
Les marches du Palais de Justice de Paris.

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