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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



Cet article cite : 16e arrondissement
27/11/2013 - 15:45
        

L'abattage des arbres sur le stade Georges Hébert annonce les travaux du CNE

16e arrondissement : Abattage des arbres sur le stade Georges Hébert, 10 boulevard Murat 75016 Paris.



L'abattage d'arbres annonce-t-il le lancement des travaux de la Fédération Française de Tennis au stade Georges Hébert ? Alloué par la Ville de Paris à la FFT, l'équipement sportif devrait accueillir à l'horizon 2018 un nouveau Centre National d'Entraînement (CNE) et les bureaux de la Direction Technique Nationale (DTN).



Réaction du Collectif Auteuil Les Princes (CAP)

Une manifestation s'étant tenue le mardi 19 novembre 2013 devant le lycée La Fontaine "pour dire non à la démolition du stade Hébert et réclamer la préservation du dernier stade de proximité du quartier d’Auteuil", l'abattage le 27 novembre 2013 des arbres du stade Georges Hébert est interprété comme une provocation par les associations environnementales et de quartier, les parents d'élèves et les associations sportives utilisatrices de ce stade, les sportifs amateurs et les riverains.

Est-ce l'annonce des premiers coups de pioche ? La réponse est affirmative pour Agnès Popelin, présidente du Collectif Auteuil Les Princes (CAP) et porte-parole d' Ensemble pour un autre Roland Garros. Au nom de l'ensemble des associations de défense de l'environnement et du patrimoine lutte contre le projet actuel d'agrandissement du stade Roland Garros, elle condamne et dénonce dans un communiqué adressé à Paris Tribune le début des travaux de la construction du Centre National d'Entraînement (CNE) de la Fédération Française de Tennis (FFT) :

"Arbres en cours d'abattage sur le stade Hébert dans le cadre de la construction du CNE de la FFT en dépit de la fragilité juridique du projet.
La première convention d’occupation domaniale (CODP) par la Fédération Française de Tennis a été annulée par le tribunal administratif de Paris le 28 février 2013 et par la Cour Appel Administrative le 3 octobre 2013 qui relevaient l'absence de contre-partie financière versée à la Ville pour occupation de l'emprise Hébert, la redevance étant assise sur le chiffre d'affaires du tournoi et le CNE ne générant aucun chiffre d'affaires. Malgré ces décisions, la FFT poursuit la construction de son nouveau stade par provocation ou inconscience malgré ces premiers déboires judiciaires"
.

16e arrondissement : Abattage des arbres au stade Hébert - Photo : Agnès Popelin, présidente du Collectif Auteuil Les Princes (CAP).
16e arrondissement : Abattage des arbres au stade Hébert - Photo : Agnès Popelin, présidente du Collectif Auteuil Les Princes (CAP).

La position de la Ville de Paris

Pour la Ville de Paris, le projet du Centre National d'Entraînement (CNE) est "d’un intérêt stratégique" pour la FFT. Dans une note du 10 novembre 2011, il y est écrit qu'elle prévoirait "la possibilité de résilier la convention d’occupation domaniale en cas d’empêchement de sa réalisation".

Pour la FFT, "cette opération est indispensable". L'assemblée générale extraordinaire de la FFT approuve les nouveaux termes de la convention d’occupation domaniale (CODP) les 12 et 13 novembre 2011.
Les choses s'accélèrent en 2013 avec la décision du Tribunal administratif de Paris du 28 février 2013 annulant la première CODP.

La position de la Fédération Française de Tennis

La direction générale de la Fédération Française de Tennis envoie une note interne à tous les personnels fédéraux pour maintenir le cap. Le président de la ligue de Tennis du Limousin en retransmet la teneur le 11 mars 2013 lors d'une réunion du bureau :

"La convention d’occupation domaniale du stade Roland Garros a donc été jugée illégale par le Tribunal Administratif de Paris. Nous nous voyons dans l’obligation d’en rédiger une nouvelle et de la signer dans les deux mois qui suivent, ce qui, compte tenu du délai très court, pourrait nous conduire à occuper illégalement le site. Nous pouvons regretter l’amalgame fait par le juge et les médias entre la CODP et le projet de construire un court dans les serres d’Auteuil. Ce sont en effet les serres les moins protégées qui sont concernées par l’accueil de ce nouveau court semi-enterré avec une architecture valorisant la singularité des serres.
Point positif avec la signature du permis de construire du futur Centre National d'Entraînement (CNE) sur le site de l’actuel stade Hébert par la Mairie de Paris.
Un projet ‘‘B’’, présenté par les opposants au projet, et assez peu relayé par les médias, a fait l’objet d’une mise au point critique très objective de la FFT, démontrant point par point le non-sens et l’infaisabilité des propositions avancées.
Ces aléas engendrent des coûts supplémentaires, notamment pour notre défense.
Rappelons que le budget global du projet s’élève à 340 millions d’euros après un chiffrage désormais très affiné"
.

Le 16e arrondissement : un champ de batailles

Depuis, "des recours contre la CODP 2, la révision simplifiée du Plan Local d'Urbanisme et le recours suspension contre le permis de construire du Centre National d'Entraînement (CNE) sont déjà en cours d'instruction par le tribunal administratif de Paris" précise Agnès Popelin. "Le Centre National d'Entraînement (CNE) doit servir pour les 10 meilleurs joueurs français et une trentaine de joueurs entre 18 et 22 ans viendraient s'y poser en-dehors de leurs tournois dans le monde entier explique-t-elle à Paris Tribune, regrettant que "4 500 scolaires ont été évacués" de l'endroit pour laisser la place au sport professionnel.

Si le projet de la Fédération Française de Tennis (FFT) se réalise, l'installation du nouveau Centre national d’entraînement (CNE) au stade Georges Hébert, situé à la sortie du métro Porte d’Auteuil dans le 16e arrondissement, comblera un espace actuellement vide de bâtiments.


Article :
- 1er septembre 2010 : Stade Jean-Bouin : l'offre de la Fédération française de tennis retenue.



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