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Lundi 25 Novembre 2013 - 13:40
Elodie Châtrain et Vaea Devatine

Cet article cite : femme, fille, france, journée mondiale, ONU, violence

        

La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles

25 novembre : Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes dans le monde


Une journée choisie en souvenir de l'assassinat politique le 25 novembre 1960 de Patria, Minerva et María Tereza Mirabal. Ces trois soeurs dominicaines, intelligentes et belles, furent assassinées à coups de machète par les hommes de main du chef d'Etat Trujillo. D'un assassinat politique en 1960, l'ONU est passé en 1999 à la théorie politique du genre en qui fonde l'idée politique selon laquelle, de tout temps, la Femme a été sous la domination de l'Homme. L'ONU demande également aux Etats de lutter contre les violences faites aux filles. Les chiffres en France.




La vie de la famille Mirabal, de riches commerçants, et de ses trois filles bascula lorsqu'à l'occasion d'une fête au Palais du gouvernement en 1949, le chef de l'État, Rafael Trujillo (1930-1961), fut attiré par la cadette Minerva Mirabal (1926 - 1960) qui surpassait ses soeurs en beauté. Il fut éconduit à deux reprises. Minerva Mirabal se maria avec un étudiant en droit malgré les pressions de Trujillo. Sur fond de luttes révolutionnaires embrasant l'Amérique Latine, Minerva et ses soeurs avaient envisagé de renverser le chef d'Etat. Elles furent assassinées.

L'ONU demande de lutter contre "la violence contre les femmes et les filles"

C'est ainsi que la date du 25 novembre a été choisie, le 17 décembre 1999, par l'assemblée générale de l'ONU "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes".

D'un assassinat politqiue en 1960, l'ONU est passé à la théorie politique du genre qui fonde l'idée politique selon laquelle, que de tout temps, la Femme a été sous la domination de l'Homme : "les raisons profondes de la violence à l′égard des femmes, explique l'ONU sur www.un.org/fr, "résident dans l′inégalité historique de pouvoir dans les relations entre les hommes et les femmes et dans la discrimination persistante à l′égard des femmes".

Le Secrétaire général de l'ONU met en place le 25 novembre 2013 une Journée orange tous les 25e jour du mois pour prolonger les "16 jours d'action contre la violence liée au genre", entre le 25 novembre et le 10 décembre 2013, Journée des droits de l'homme. "La violence contre les femmes est une violation des droits de l’homme".

L'ONU demande également aux différents gouvernements de lutter contre "la violence contre les femmes et les filles (qui) n’est pas inéluctable et sa prévention est non seulement possible mais essentielle".

Les chiffres en France

Sur les violences faites aux femmes :

En 2013, il est annoncé qu' 1 femme meurt tous les deux jours, victime des coups portés par son conjoint ou son -ex-conjoint. Les chiffres du ministère des droits de la femme indique que 142 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint en 2012. Les structures manquent pour accueillir les femmes victimes de violences et pour qu'elles puissent porter plainte, alors que souvent la plainte n'est pas prise en compte dans les commissariats où on leur demande de déposer à la place une main courante.

En 2006, ce chiffre était de 1 femme tous les 3 jours *. Selon les chiffres publiés il y a 7 ans dans une étude de la Délégation aux victimes, rattachée à la Direction générale de la police nationale, "168 personnes étaient décédées en France en 2006, victimes de leur compagnon ou compagne" ; en incluant les suicides des auteurs et les homicides de tiers, ces "violences occasionnelles ont occasionné au total le décès de 228 personnes".
Cette étude révélait que "la majorité des homicides conjugaux ont eu lieu dans des couples dont la situation matrimoniale était établie (concubinage, mariage)", et que "la séparation apparaît comme la cause la plus souvent présente dans le passage à l'acte des auteurs".

A ces chiffres s'ajoutent celui des violences subies par les prostitué(e)s, dont 90% sont de nationalité étrangère en France **, prisonnières de réseaux mafieux.

En novembre 2013, selon une enquête de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), "près de 2 % des femmes ont subi, en l'espace de deux ans, des violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint". Soit 540 000 victimes déclarées sur deux ans. Il a été impossible de se procurer ce rapport, tout comme les précédents. En cette journée de lutte contre les violences faits aux femmes, le site internet www.inhesj.fr est également indisponible.

Créé par le décret n°2009-1321 du 28 octobre 2009, l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du Premier ministre. Département de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la Justice, l’ONDRP est également chargé, depuis le 1er janvier 2010, de centraliser les données sur le prononcé, la mise à exécution et l’application des mesures et sanctions pénales.
A Paris, la Brigade d'exécution des décisions de justice fera l'objet d'une mini-conférence le mardi 26 novembre de 14h30 à 15h à l’exposition du centenaire de la Police Judiciaire de Paris devant l'Ecole militaire et le Champ de Mars.

Sur les violences faites aux filles :

Les statistiques 2012 du numéro 119 dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être révèlent que 58 256 enfants sont concernés dont 47.5 % de filles ***.

i[b[Sur 52 083 auteurs présumés à l'origine des dangers, 57.6 % sont des femmes]]ib, le rapport précisant : "à noter que 46% des enfants concernés vivent chez leur mère". Les dangers évoqués par les appelants à 50.9 % de femmes et 28.2 % d'hommes sont à 35.4 % des violences psychologies, à 23.2 % des violences physiques, à 17.8 % des violences sexuelles, à 14.2 % des négligences lourdes, à 5.3 % des conditions d’éducation compromises sans négligences lourdes et à 4.1 % des comportements du mineur mettant en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité.

La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et des filles : des situations où la France a des progrès à faire.


Plus d'infos :
- 3919 Violences Femmes Info : appel gratuit depuis un téléphone fixe.
Il s'agit d'un numéro d'écoute anonyme. Ce n'est pas un numéro d'appel d'urgence. En cas d'urgence, appelez la police ou la gendarmerie, en composant le 17, ou le 112 d'un portable, appel gratuit.

A compter du 1er janvier 2014, il sera ouvert 7 jours/7, anonyme et gratuit, y compris depuis un téléphone portable.

- 119 Prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être : appel gratuit depuis tous les téléphones : fixe, mobile, cabine téléphonique, joignable 24h/24 et 7 jours sur 7.
Il s'agit d'un numéro d'urgence, qui n’apparaît sur aucun relevé détaillé de téléphone et qui respecte la confidentialité des appels.


 

bulletin_du_snated_appels_au_119_annee_2012.pdf Bulletin du SNATED appels au 119 année 2012.pdf  (2.29 Mo)
plan_de_lutte_contre_les_violences__c__ministere_des_droits_de_la_femme.pdf Plan de lutte contre les violences (c) Ministère des droits de la femme.pdf  (228.03 Ko)


Stop à toutes formes de violences sur les hommes, les femmes, les enfants et les animaux © luther2k - Fotolia.com
Stop à toutes formes de violences sur les hommes, les femmes, les enfants et les animaux © luther2k - Fotolia.com
* Article de 20 minutes.fr du 14 mars 2007 : Femmes battues: appelez le 3919.
** Rapport d’information de l'Assemblée nationale n° 3334 sur la prostitution en France - Avril 2011.
*** Rapport d'activité 2012 du GIP Enfance en Danger - SNATED (Service National d’Accueil Téléphonique de l’Enfance Danger).






Et aussi
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Lundi 14 Novembre 2016 - 00:35 Les Primaires de la Droite et du Centre de A à Z




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