Dans une ville qui compte 8 universités, 300 établissements d’enseignement supérieur, plus de 300.000 étudiants et 16.000 chercheurs et enseignant-chercheurs, il serait indispensable de repenser
“la question de l’espace public, un espace généreux, ouverte, identitaire qui marque Paris dans son histoire, pour que Paris reste une ville jeune avec la place des étudiants qui est cruciale” explique
Anne Hidalgo, première adjointe, chargée de l’urbanisme et de l’architecture.
Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’innovation, de la recherche et des universités, réfléchit sur l'appellation
“Campus-Paris” et son sens. Puis sur l’importance de l’aménagement de l’espace public qui passe par la signalétique des différents lieux pour permettre aux étudiants de mieux travailler et
“s'orienter et passer d'un site à l'autre avec leur smartphone”. Enfin, sur une réflexion portée sur l’événementiel avec l’organisation d’événements artistiques et culturels par et pour des étudiants.
Pour Anne Hidalgo,
"le traitement de l’espace public est un enjeu majeur" pour les années à venir. L’essentiel est d'introduire l’architecture contemporaine à Paris et d’offrir aux étudiants les équipements et services dont ils ont besoin et d'augmenter le nombre de logements étudiants, l’offre de restauration et de culture étudiante. 3.800 logements étudiants ont été financés lors de la mandature 2001-2008 et ils sont 4.000 à le devenir pour la mandature 2008-2014, dont 2.000 dans le nord de Paris.
"Jamais aucune collectivité n'a eu un investissement aussi lourd" précise
Didier Guillot, adjoint chargé de la vie étudiante, qui rappelle qu'en 2001, la capitale comptait en tout et pour tout 1.900 logements étudiants.