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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



30/09/2011 - 12:26
        

Le Musée du Quai Branly a son Ti'i

La réalisation in situ d'un Ti'i au Musée du Quai Branly dans le 7e arrondissement de Paris.



L'année des 0utre-mer se poursuit au Musée du Quai Branly avec la réalisation par les élèves du Centre des Métiers d'Art de la Polynésie française d'une sculpture en bois : un Ti'i des îles de la Société.



Tout est visible sur place, en direct : de la grume de bois de frêne dégrossie à la tronçonneuse au vernissage d'une sculpture de 2 mètres de haut, en passant par le travail à la main, jusqu'au lever de la sculpture et sa nomination.

Du 26 septembre au 2 octobre 2011, les élèves du Centre des Métiers d'Art de la Polynésie française offrent à l'appréciation du public leurs savoirs, leurs savoirs-faire et leur savoir-être. Avec un clin d'oeil à l'histoire de Ahutoru, le 1er tahitien emmené par Louis-Antoine de Bougainville à découvrir la France en 1768 avec de nombreux objets polynésiens.

De la même manière, 6 élèves du Centre des Métiers d'Art de la Polynésie française (CMAPF, délivrant des diplômes de gravure et de sculpture reconnus en Polynésie française) sont venus en France accompagnés de leur directeur et de 2 professeurs ; sculptant et offrant à des musées français plusieurs oeuvres inspirées du patrimoine classique de la Polynésie.

Après la découverte de la Chine, du Canada et de la Nouvelle-Zélande en 2010 et 2011, le CMAPF se devait de venir en France. C'est chose faite avec l'opération "3 en 1" intitulée "Art polynésien : passé, présent et à venir", un projet sélectionné par le Haut-Commissariat de la Polynésie française pour fêter en France l'année 2011 Année des Outre-mer.

Un programme commun voit le jour entre le CMAPF et le Musée du Quai Branly : la réalisation in situ d'un Ti'i de 2 mètres de haut (nom tahitien d'une représentation anthropomorphe, NDLR) dans les jardins du musée.

L'oeuvre une fois réalisée restera au musée, lequel ne possède aucun Ti'i des îles de la Société. Un partenariat gagnant-gagnant puisque les 6 élèves sculpteurs profitent de leur séjour pour explorer le musée à la découverte des objets de leur patrimoine tout en montrant leur savoir-faire au public.

Visible dans les jardins du Musée du Quai Branly, du 26 septembre au 2 octobre 2011, la réalisation du Ti'i s'est étoffée par la réalisation d'un 2e objet : un Umete, objet de la vie quotidienne (prononcez ' oumété ' nom tahitien d'un plat en bois, NDLR).

Viri Taimana , à la tête de l'établissement public administratif depuis juillet 2006 après 8 ans d'expérience à Toulon, est un directeur qui sait où mener ses élèves :

"La culture polynésienne est en pleine gestation, explique-t-il à Paris Tribune, le CMA se doit de re-questionner ce patrimoine en introduisant une question plus contemporaine (...) pour que les jeunes s'approprient ce patrimoine et l'inscrivent dans le présent, avec de la couleur, avec des formes beaucoup plus extravagantes, en essayant de faire en sorte que ces sculptures leur ressemblent."

Grâce à ces questionnements marquant le début du renouveau du Centre des Métiers d'Art à partir de 2006, la réputation du centre ne cesse de s'accroître : l'école, unique en son genre, créée en 1980 par un ancien graveur de l'Ecole Boulle, Henri Bouvier, rayonne dans le bassin Pacifique grâce à des liens mis en place avec des universités d'Art et d'Architecture (Nouvelle-Zélande, Hawaii, Californie) et des institutions de pays océaniens (Nouvelle-Calédonie, Tonga, Fidji, Papouasie Nouvelle-Guinée, Communauté du Pacifique sud).



Après Paris et un nouveau partenariat avec l'Ecole Boulle, après le site de la Corderie royale à Rochefort du 3 au 12 octobre 2011 pour la réalisation de 2 sculptures de 2 mètres de haut et un atelier de démonstration et de fabrication de modèles réduits de pirogues de jeux, place à un autre partenariat avec l'Ecole Supérieure d'Art de Toulon pour compléter le palmarès 2011 du Centre des Métiers d'Art de la Polynésie française. L'Ecole Supérieure de Toulon dont le diplôme est reconnu dans l'Union européenne, devrait permettre aux étudiants polynésiens de passer le concours d'entrée depuis la Polynésie, de compléter leur cursus à l'étranger ou encore d'effectuer des stages en France. Prochaine étape du CMAPF : développer les enseignements liés au design, à la communication et à l'aménagement de l'espace.
Un centre d'art qui monte à la vitesse du Pacifique, lentement, sûrement, et avec profondeur.

Centre des Métiers d'Art de la Polynésie française
Tél : +689 43 70 51 - Fax : +689 43 03 06
Adresse mail :
 secretariat.cma@mail.pf
Site Web http://www.cma.pf




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