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Mercredi 22 Mars 2017 - 12:32


        

Le Roux coule

Démission du Ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux


Pour Bruno Le Roux, ça sent le roussi. Il part vers où ?




Bruno Le Roux - photo Assemblée nationale où il siège de 1997 à 2017.
Bruno Le Roux - photo Assemblée nationale où il siège de 1997 à 2017.
Une nouvelle affaire frappe le monde politique. Bruno Le Roux ancien président du groupe socialiste, écologiste et républicain à l’Assemblée Nationale a employé ses deux filles mineures lycéennes puis encore lorsqu’elles sont devenues majeures et étudiantes. Elles ont été rémunérées sur le budget de l’Assemblée Nationale. Pour Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor,
« c'est à la limite de la prise illégale d'intérêts. Il faut rappeler que le crédit collaborateur n'a pas vocation à donner de l'argent de poche à ses enfants ».
Jean-Christophe Picard, président d'Anticor.

Le Roux coule

Les ennuis pleuvent sur le député PS de Seine-Saint-Denis (93) l’un des hommes forts du quinquennat de François Hollande. Député depuis 1997, il a eu la charge, souvent délicate, à partir de 2012, de diriger les députés socialistes pour maintenir le soutien au gouvernement et de dialoguer avec les frondeurs pour éviter les fractures. Le 6 janvier 2017, la nomination de Bernard Cazeneuve à Matignon le propulse au gouvernement. Il devient Ministre de l’Intérieur. Il doit normalement le rester jusqu’à la fin du mandat de François Hollande.

Tout chavire le 20 mars 2017. L’émission de Yann Barthès sur TMC diffuse une enquête réalisée pour « Quotidien » par Valentine Oberti. Les 24 contrats, pour diverses périodes de 2009 à 2016, les concernant sont révélées. La même mécanique que pour François Fillon se met en marche. Le parquet national financier (PNF) ouvre une enquête préliminaire qui est confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Au lendemain de la diffusion du reportage télévisé, le Premier ministre Bernard Cazeneuve déclare :
« Lorsqu'on est attaché à l'autorité de l'Etat, on est impeccable face aux institutions et aux règles qui les régissent. Sans quoi l'autorité de l'Etat est abaissée et l'autorité de l'Etat ça commence par cette exigence et par cette rigueur ».
Bernard Cazeneuve, Premier ministre, le 21 mars 2017.

Démission du Ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux

Ce 21 mars 2017, peu après 18h, Bruno Le Roux dans une brève allocution à la presse depuis son fief de Bobigny déclare
« J'affirme mon honnêteté dans les rapports humains comme dans tous mes actes politiques » 

et
« Ma responsabilité est aussi de préserver totalement l'action gouvernementale. C'est pourquoi j'ai adressé au président de la République ma démission ».
Bruno Le Roux, conférence de presse le 21 mars 2017.

En fait, il existe une autre raison pour expliquer le départ précipité de Bruno Le Roux de la Place Beauvau : il est inimaginable que le Ministre de l’Intérieur en exercice, chef de la police judiciaire, soit convoqué par des fonctionnaires qui relèvent de son autorité afin de répondre à leurs questions. Ce paradoxe n‘a échappé ni à François Hollande, ni à Bernard Cazeneuve. Pour Bruno Le Roux, ça sent le roussi.

Avec seulement 74 jours à la Place Beauvau, Bruno Le Roux rejoint la liste des ministres éphémères de la Ve République. Il entre également dans le cercle des Ministres du quinquennat Hollande démissionnaires suite à une mise en cause dans une affaire pénale. Il rejoint le club des cinq, ses camarades d’infortune sont, par ordre alphabétique, Kader Arif, Yamina Benguigui, conseillère de Paris du 10e arrondissement, Jérôme Cahuzac et Thomas Thévenoud.  

Bruno Le Roux part vers où ?

Direction l’Assemblée Nationale, au terme du délai d’un mois à compter de la nomination de son successeur c’est à dire à compter du 21 avril 2017. Mais voilà, les travaux de l’Assemblée Nationale sont suspendus depuis le 22 février et la législature s’achève le 19 juin 2017. A cause de son affaire, il est peu probable que Benoît Hamon qui a appelé à sa démission ou Emmanuel Macron qui estime que le Ministre a pris ses responsabilités en quittant le gouvernement, l’appellent à participer à leur campagne. Quant à Bruno Le Roux, il était un soutien fidèle de Manuel Valls et il s’est tenu à distance de ces deux candidats de gauche à la Présidentielle.

Dans ces conditions, Bruno Le Roux va pouvoir consacrer son temps à sa défense judiciaire et à la préparation de sa campagne législative pour sa réélection. Pour sa défense, il peut s’appuyer sur l’argumentaire efficace de François Fillon sur l’atteinte à la séparation des pouvoirs. Pour les législatives, il peut rappeler que c’est le citoyen, par son bulletin de vote, qui choisit l’élu et non pas l’autorité judiciaire.
 
Bruno Le Roux visite le marché de Noël de Paris sur les Champs Elysées, le 11 décembre 2016, cinq jour après sa nomination en tant que ministre de l'Intérieur © Tiraden sous licence Creative Commons
Bruno Le Roux visite le marché de Noël de Paris sur les Champs Elysées, le 11 décembre 2016, cinq jour après sa nomination en tant que ministre de l'Intérieur © Tiraden sous licence Creative Commons

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