Connectez-vous S'inscrire
Menu
Paris Tribune Paris Tribune
     



© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



Cet article cite : 8e arrondissement, triangle d'or
07/08/2009 - 15:32
Mariam Slimani
        

Le Triangle d’Or somnole

Huitième Tribune



Depuis début août, les fameux quartiers de luxe qui font la renommée de Paris suivent le mouvement de leurs clients : ils partent en vacances.



L’avenue Matignon n’affiche que des galeries aux vitrines vides. D’autres boutiques comme R. Mickaeloff profitent de la saison creuse pour déplacer leurs articles vers une autre boutique mieux placée et ainsi refaire à neuf la décoration. Une manière aussi de préparer la rentrée. La place Beauvau est également très calme : collée à l’entrée du Ministère de l’Intérieur, <span style="font-style:italic">Aveline</span> a fermé ses portes. Et pourtant, suivant le principe selon lequel l’exception confirme la règle, une boutique particulièrement voyante est ouverte. La nouvelle boutique Prada de 570 m² inaugurée le 20 juillet n'et ouverte que pendant cinq mois. S'agit-il d'une astuce commerciale,certes coûteuse, pour attiser la fièvre acheteuse des touristes sans subir de concurrence, car comme le dit le fameux proverbe, les absents ont toujours tort ? Mais en sera-t-il de même au retour des habituelles franchises à la rentrée ?

Un autre marché profite du mois d'aôut à Paris : celui de la philatélie, qui semble ne subir aucune crise. Installé depuis un siècle sur l’avenue Matignon, il réunit des collectionneurs qui vendent leurs timbres à prix d’or. L’un des vendeurs, Claude rapporte : « Je suis sur l’avenue depuis 25 ans et j’ai toujours vécu de ma passion, les timbres. C’est un marché riche en surprises qui ne lasse jamais. » Et voilà qu’il est intercepté par un client qui souhaite non pas acheter sa marchandise mais lui en vendre.

D'autres acteurs essentiels du Triangle d'Or ne chôment pas non plus. A l’image de la statue du Général de Gaulle près du Grand Palais, des agents de police surveillent calmement l'avenue de Marigny desservant le Palais de l’Elysée. Comme si les locataires du palais présidentiel n’étaient pas partis ! Un calme qui contraste avec la circulation cacophonique des automobiles sur le carrefour du Grand Palais. Une gendarme assure seule la circulation à l’aide d’un sifflet, le temps qu’un des feux de circulation fonctionne de nouveau. Dans le même esprit vacancier que la plupart des commerçants, le feu tricolore a sans doute décidé de se mettre au vert !


Les faits | Les opinions | Flash



Publicités





Paris Tribune, observateur des débats publics à Paris

Explorez l'actualité locale dans les arrondissements de Paris

Le meilleur et le pire des interventions publiques sont sur Paris Tribune.