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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



Cet article cite : budget, CFTC, CGT, nicolas bonnet, paris, syndicat, UNSA
26/10/2015 - 05:09
        

Les agents de la Ville de Paris s'invitent dans le débat d'orientation budgétaire

Les premières réponses de la ville aux syndicats CGT, UNSA, CFTC, CFDT, FO, Sud, Solidaires.



Depuis le 15 octobre 2015, les négociations sont ouvertes entre la Mairie de Paris et l'intersyndicale pour convenir d'un ratio promu-promouvables pour la période 2016-2018.



Patrick Muller Secrétaire général de l'Union des Services publics de la Ville de Paris - CGT © VD - PT
Patrick Muller Secrétaire général de l'Union des Services publics de la Ville de Paris - CGT © VD - PT
Dans sa communication sur le débat d'orientation budgétaire 2016, prévue pour être prononcée au conseil de Paris le lundi 26 octobre 2015 lors du débat d'orientation budgétaire, la Mairie de Paris "recherche la sobriété dans le fonctionnement de l'administration tout en garantissant un haut niveau de service public et la poursuite d'une véritable ambition en matière d'investissement".

Les agents de la Ville de Paris ne partagent pas  à 100 % cette vision car "qui dit plus d'investissement dit plus de fonctionnement" et la mutualisation des directions n'a pas fait disparaître les emplois, au contraire. Ils pointent des hauts salaires au détriment des petits salaires. Pour ne pas dresser les agents les uns contre les autres, ils négocient pour l'augmentation du ratio promu-promouvables pour la période 2016-2018 avec une meilleure utilisation du budget de fonctionnement.

A la ville qui met en avant "un budget primitif 2016 marqué par des contraintes d'une ampleur inédite et d'incertitudes majeures" du fait de la dette de l'Etat non remboursée, chiffrée aujourd'hui à plus d'un milliard d'euros, l'intersyndicale des services publics de la Ville de Paris demandent à avoir tous les chiffres pour mieux réfléchir.

Une ville département aux 46.000 agents

Un premier point est fait au lendemain de la mobilisation du 15 octobre 2015. Philippe Chotard, Secrétaire général de la Ville de Paris, garantit, dans un mail envoyé aux agents, "une meilleure transparence sur les promotions et davantage d'équité entre corps dans les déroulements de carrière, comme le souhaite l'exécutif municipal" précise-t-il.

Le taux de 100% de promu-promouvables pour tous les agents dans toutes les directions reste idéal selon la CFTC. Mais un taux le plus élevé possible devrait permettre de faire progresser à l'ancienneté les agents de la ville, notamment les catégories C et B, de façon à avoir plus d'agents promus par rapport à l'effectif. Aujourd'hui, des agents n'ont pas évolué dans leur carrière depuis 10 ans et plus.

Les premières réponses du secrétariat de la ville de Paris

"(...) Les nouvelles propositions de l'exécutif représentent un effort financier de près de 47 millions d'euros supplémentaires sur la période 2016-2018, alors que les promotions avaient déjà fait progresser les rémunérations de 39 millions d'euros entre 2013 et 2015.

 Cet effort viendra s'ajouter aux autres facteurs d'augmentation des rémunérations, comme les avancements d'échelon, la progression de l'indemnitaire ou les promotions de corps par exemple.

Les propositions de l'exécutif constituent ainsi un geste très fort en faveur du pouvoir d'achat des agents, dans un contexte où les rémunérations progressent plus lentement dans d'autres entités du secteur public ou dans le secteur privé.

La collectivité parisienne rappelle que l'objectif de 100 % de promotions n'est ni financièrement possible, ni souhaitable en termes d'équité, ni même conforme à la loi qui fixe comme critères de promotion 'les acquis de l'expérience professionnelle' et la 'valeur professionnelle'.

Par ailleurs, le coût d'une telle mesure ne serait pas soutenable pour la collectivité parisienne puisqu'elle coûterait 137 millions d'euros (ce qui ferait plus que tripler le coût des promotions par rapport à la période précédente), dans un contexte où la baisse des dotations de l'État et la montée des péréquations font baisser les ressources de Paris de plus de 300 millions d'euros par an (...)".


Philippe Chotard, Secrétaire général de la Ville de Paris, le 16 octobre 2015.






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