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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



11/09/2009 - 19:11
Géraldine Bruno-Jelasti
        

Les nouvelles occupantes du Grand Palais

Huitième Tribune



Leur bourdonnement ainsi que leur abdomen rayé jaune et noir en effraient plus d'un mais leur miel attire tout le monde...



A l'inverse des Parisiens qui migrent à la campagne, les abeilles prennent désormais leur quartier dans Paris qui compte 300 ruches. Les abeilles se plaisent et elles semblent en redemander : des milliers de fleurs accrochées aux fenêtres et dans les parcs. Une véritable richesse pour la biodiversité parisienne. Sensibles comme les humains à la pollution atmosphérique, les abeilles subissent moins les pesticides qu'à la campagne. Voila pourquoi « les abeilles produisent 4 à 5 fois plus de miel en ville qu'à la campagne » explique l'apiculteur de la Celle-Saint-Cloud, Nicolas Géant, celui qui les a installé sur le toit du Grand Palais à 2 battements d'ailes des parterres de fleurs des Champs-Elysées.Il y a également moins de prédateurs dans la capitale malgré la menace du frelon asiatique, introduit à Bordeaux en 2004, qui colonise tout le pays en détruisant les ruches.
Les nouvelles occupantes du Grand Palais

Pour le moment, nos amies les abeilles sont à l'abri du danger et espèrent cet hiver échapper aux piverts qui raffolent du bois de ruches. Sous le vent, dans un endroit plat, des deux ruches installées entre début mai et fin juin sur le toit du monument, côté Tour Eiffel, totalisent entre 80 et 90000 occupantes. Ces abeilles Buckfast, d'un caractère réputé doux, ont la particularité est d'être productive et de bien résister aux maladies.
Les nouvelles occupantes du Grand Palais

En dépit de la pose tardive des ruches prévue initialement en mars, les abeilles qui butinent dans un rayon de 3 kilomètres, sont très productives. 50 kilos de miel ont pu être récoltés le 2 septembre. Le premier cru donne un miel d'une couleur plutôt claire, aux accents de tilleul.
L'objectif est de récolter 500 kilos de miel par an. 3 ou 4 ruches supplémentaires devraient être installées en 2010. L'apiculteur ne viendra rendre visite à ses protégées que 6 fois par an entre avril et août pour s'assurer que tout va bien, la Reine, les ouvrières, la nourriture, enlever les hausses et récolter le miel.
« Depuis 10 ans, les abeilles meurent en masse dans le monde alors que nous avons besoin d'elles en tant qu'insectes pollinisateurs » déplore l'apiculteur. Pas d'abeilles, pas de fruit.
D'où l'intérêt de les installer en pleine ville, un environnement protégé, favorable à l'installation de ruches et à la production de miel.
Les nouvelles occupantes du Grand Palais

La mise en pot de la première récolte est prévu en septembre avec la participation d'une classe d'élèves du primaire à qui le miel sera offert. La prochaine production de miel « toutes fleurs » sera ensuite mise en vente sous le label du Grand Palais.
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