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Mercredi 23 Mars 2011 - 19:06


        

Logement : quel bilan pour les 10 ans de Bertrand Delanoë ?

Les centristes et indépendants au Conseil de Paris jugent l'action de Bertrand Delanoë.


Le groupe Centre et Indépendant au Conseil de Paris présente le bilan de la politique du Maire de Paris en matière de logement.




Bertrand Delanoë "construit moins de logements" sous la 2e mandature que sous la 1ère. Jérôme Dubus, élu du Nouveau Centre dans le 17e arrondissement, ne mâche pas ses mots lors d'une conférence de presse organisée le 15 mars 2011 à l'Hôtel de Ville sur "les 10 ans de Delanoë". Une façon de saluer un anniversaire à deux chiffres tandis qu'en matière de logement, un sondage exclusif Ifop pour Le Journal du Dimanche du 5 mars 2011 révèle que le Maire de Paris obtient seulement 27% d'approbation. Avec les problèmes de circulation (68% de mécontents), le logement est, avec 73% d'opinions négatives, l'un des points faibles de la décennie Delanoë. (ndlr : dans le même sondage, le bilan de l'équipe municipale est jugé positif en matière d'animation de la ville et de vie culturelle (81%), de rayonnement de Paris en France et à l'étranger (68%), d'embellissement de Paris (70%), d'environnement (65%), de transports en commun (62%) et de crèches (53%).

"Il y avait 17% de logement social avant la Loi SRU et aujourd'hui, il y en a .... 17%", "7.000 logements étaient construits entre 1990 et 2000 contre 3.500 actuellement." L'ancien collaborateur de Françoise de Panafieu (UMP) dénonce des efforts municipaux concentrés sur le logement très social et critique la baisse des constructions de logements neufs en 10 ans (- 80%). Quand 14.000 logements sont attribués par an avant 2001, ils ne sont plus que 12.000 logements par an à l'être aujourd'hui. La rotation dans le parc de logements se ralentit : de 5-6% elle tombe à 4% : "donc quand les gens ont la chance d'en avoir, ils y restent" parce qu'il n'existe pas d'autres alternatives. "Quand vous payez 6-7 euros /m² vous ne pouvez pas louer à 22-23-24 euros/m²" , "toute une tranche de la population n'a pas le choix : ou ce sont les surloyers à payer ou c'est le départ de Paris." Le constat est amer : Paris n'est pas attractif et peu d'habitants viennent s'y installer. "Le nombre de départs, indépendamment de la démographie, est supérieur au nombre d'arrivées" : le solde négatif représente 15.000 personnes. Le nouveau centriste reproche au Maire de Paris d'"avoir laissé s'installer une pénurie de logement". "Quand il dit qu'il n'y est pour rien, c'est faux" s'exclame Jérôme Dubus, "cela lui rapporte car les recettes des droits de mutation tombent dans sa besace." Les projections dévoilent des recettes attendues d'1 milliard d'euros en 2011 et la Mairie de Ville "consacre 400 millions d'euros au logement".
Les élus du groupe Nouveau Centre et Indépendants au Conseil de Paris, présidé par le sénateur Yves Pozzo di Borgo.
Les élus du groupe Nouveau Centre et Indépendants au Conseil de Paris, présidé par le sénateur Yves Pozzo di Borgo.

Le conseiller de Paris, par ailleurs délégué général de la F.R.O.I.L.I.F (Fédération régionale des organismes interprofessionnels du logement d'Ile-de-France), critique les reproches que fait Bertrand Delanoë à l'Etat : "L'Etat donnait 60 millions d'euros jusqu'en 2001 et 120 millions aujourd'hui", "l'engagement est respecté et parfaitement versé", "l'Etat n'a jamais mis en cause la politique de logement social de Bertrand Delanoë, au centime près." Pour Jérôme Dubus, Bertrand Delanoë doit "assumer ses turpitudes" et ne pas faire appel à des raisons extérieures pour expliquer ses difficultés à répondre à la demande de logement des parisiens, soit 120.000 demandes.
L'article 55 de la loi adoptée et publiée en décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains (Loi SRU) impose aux villes de disposer d'au moins 20% de logements sociaux avant 2020 : il ne sert rien de vouloir se précipiter, pour le Nouveau Centre et Indépendants qui préconise de repenser le logement intermédiaire et de rendre les logements accessibles à la propriété. La démarche proposée : entre autres, passer des accords avec les communes de la 1ère et 2e couronne, passer une convention de cession avec l'Etat lorsqu'il vend son patrimoine immobilier, transformer les bureaux en logements et inciter les propriétaires à mettre en location leurs appartements vacants.
En moyenne, bon an, mal an, 9% du parc parisien, un chiffre "probablement surestimé" selon l'APUR. En 1999, selon la préfecture de Paris, ce nombre était de 136.554 (118.296 logements vacants en 1990). Hors vacance dans le parc des personnes morales, propriétaires institutionnels et bailleurs sociaux.



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