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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



03/09/2010 - 11:56
        

Paris cannabis

Le cannabis est le produit illicite le plus consommé dans la capitale.



Le nombre des interpellations de planteurs de cannabis augmente à Paris.



Les deux récentes interpellations liées à la culture de cannabis sont emblématiques de la lutte contre les stupéfiants chez les jeunes que mène le Préfet de police de Paris. A un moment clé, celui de la rentrée scolaire, où les dealers quadrillent tous les arrondissements de la capitale, les ventes se font surtout en appartement au tarif compris entre 40 et 60 euros pour 10 à 12g de cannabis.
Le 2 septembre dans le 12ème arrondissement, indiquent les services de la Préfecture, la police d'agglomération interpelle à son domicile un jardinier cultivant 10 plants de cannabis sur son balcon.
Le 26 août, après des jours de surveillance suite à une alerte en date du 19 août donnée par le voisinage sur une "odeur de cannabis", confirmée par des chiens policiers, dans un appartement situé dans le 15ème arrondissement "aux bruits étranges et aux lumières allumées en permanence", la police identifie et interpelle un homme de 30 ans devant son domicile dans le 14ème arrondissement. Une perquisition réalisée dans l’appartement du 15ème arrondissement met à jour un studio entièrement dédié à la culture du cannabis : une grande tente en aluminium équipée de deux lampes à ultra-violets abrite 53 plants ; l’air est brassé en permanence grâce à des extracteurs et des ventilateurs. Se méfiant des risques de fuite d’eau d’un système d’aspersion automatique, le cultivateur passait chaque jour arroser ses cultures. La future récolte est évaluée à 19kg et sa valeur marchande estimée à 110.000 euros (soit 58 euros les 10g). L’homme prétend qu’il ne s’agit que de satisfaire sa consommation personnelle. Il a été déféré au parquet de Paris.
© Ademoeller - Fotolia.com
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A Paris où 71% des adolescents déclarent avoir déjà consommé au moins une fois du cannabis, principalement pendant le week-end, un test de dépistage de la drogue dans les urines, Narcocheck, est en vente sur Internet au prix de 4,90 euros. Pas plus gros qu'un test de grossesse, il devrait l'être bientôt en pharmacie.
Les parents, dont l'inquiétude grandit au rythme des informations sur l'usage du cannabis chez les jeunes, l'attendent avec impatience : il est le premier test permettant de détecter la proportion dans les urines de la THC, la substance active du cannabis qui fait planer, entre trois et six heures après la consommation.
Les psychologues et les toxicologues sont plus réservés et s'inquiètent du risque de médicalisation de la relation parents-enfants et de l'abandon du dialogue.
En plein débat sur les salles de shoot, les premiers traitements contre la prise de cannabis voient le jour à l'hôpital et dans les cliniques privées à Paris, chers et avec la garantie d'un résultat et d'un suivi gratuit.
La loi de 1971 punit le délit d'usage de stupéfiant d'une peine pouvant aller à un an de prison et 3.750 euros d'amende, complétée par plusieurs circulaires de politique pénale pour éviter l'emprisonnement et privilégier la prise en charge sanitaire et sociale. Son application est variable : si un tribunal peut conseiller le suivi sanitaire, un autre peut condamner le drogué à 6 mois de prison.
© diego cervo - Fotolia.com
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