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10/02/2010 - 07:01
Olivier Guérin
        

Patrick Karam : Un bulldozer en politique

Sixième Tribune



Militant associatif depuis 1987, Patrick Karam se présente pour la première fois à une élection, à 49 ans, en qualité de n°2 sur la liste UMP d'Ile-de-France, conduite par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse. Un engagement qui ne coulait pas de source, encore moins sur une liste UMP.



Patrick Karam a été militant associatif de 1987 à 2006 avant d'être nommé en 2007 Délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer
Patrick Karam a été militant associatif de 1987 à 2006 avant d'être nommé en 2007 Délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer
Etiqueté à gauche, Patrick Karam a combattu Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur. "Je luttais contre les violences policières, explique t-il. J'ai même essayé de l'encercler lors d'un meeting ! Plus tard j'ai vu qu'il était ferme sur le maintien de l'ordre mais sans accepter les dérapages. Cela m'a plu".
Cultivé, docteur en sciences politiques, Patrick Karam a fondé, en parallèle de ses études, plusieurs associations humanitaires, de défense des droits de l'homme ou contre les discriminations. "Lorsque j'ai quitté la Guadeloupe pour le 6ème arrondissement, j'ai connu la discrimination au logement moi aussi."

"Je ferai deux mandats maximum"

Remarqué par l'actuel gouvernement, il est nommé Délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer le 7 juillet 2007. Une révolution? Non, une évolution. "Avant ces élections, j'ai toujours refusé de me présenter car j'avais de l'homme politique l'image du menteur, explique t-il. Je veux que les gens soient reconnus sur leurs compétences et non par clientélisme. C'est ce qu'a fait Nicolas Sarkozy en me nommant. J'ai compris que je me trompais sur lui. Il fait ce qu'il dit ; cela m'a décidé".
Convaincu d'être soutenu par les 600 000 Français ultra-marins vivant en Ile-de-France, Patrick Karam pourrait prétendre devenir un poids lourd local ; numéro deux sur la liste UMP, il est sûr d'être élu. Mais il refuse net. "Je ferai deux mandats maximum. Deux mandats, ça va, trois, cela vire au mandarinat. Les gens n'ont plus l'énergie" juge t-il.

"Je veux l'égalité des chances pour tous"

Pour le moment, de l'énergie, l'invité de dernière minute de la liste UMP en a. Patrick Karam laisse aux gens qui le côtoient l'image d'un bulldozer, efficace dans la réflexion comme dans l'action. Athlétique, le regard déterminé et la voix assurée, il se montre soucieux d'efficacité et conserve ses idées. "Je n'aime pas l'idéologie et la discrimination, même positive. Je veux l'égalité des chances pour tous".
Tout en appliquant le programme de l'UMP, il fera donc des propositions : "relancer l'investissement dans les déplacements banlieue-banlieue, mettre un terme au clientélisme et au gaspillage de l'argent public et lutter contre les discriminations à l'embauche." Il ne craint pas de froisser une part de l'électorat naturel de son groupe politique. "La richesse, ce sont les entreprises qui la crée, mais cela ne leur donne pas le droit de discriminer" coupe t-il. Il assure qu'il tiendra ses promesses, et que Valérie Pécresse devra en faire autant. Sinon gare. "On s'engage et on fera ce que l'on a dit. Si ce n'est pas le cas, il faudra expliquer pourquoi aux électeurs. Sinon, on m'entendra." Parole de bulldozer !

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