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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »


04/11/2009 - 06:01
Elodie Châtrain
        

Quand le business profite à tous : bienvenue dans le monde de la finance solidaire

A côté de chez vous



Afin de convaincre les épargnants de passer à l’acte, l’association Finansol organise pour la 2ème année consécutive une semaine de mobilisation nationale autour de l'argent utile.



Quand le business profite à tous : bienvenue dans le monde de la finance solidaire
Comment faire fructifier son argent en étant utile aux autres ? En le plaçant sur des activités utiles. Alors que 57% des Français déclarent qu’ils pourraient souscrire un placement solidaire, ils sont encore trop peu à mettre leurs oeufs dans un autre panier. La semaine de la finance solidaire se tient justement pour mettre en valeur les parcours d'hommes et de femmes bénéficiaires de l'épargne solidaire, un business en pleine expansion qui se caractérise par le choix de placer son argent sur des activités ayant une utilité sociale : emploi, environnement, logement, solidarité internationale.

Guillaume Légaut, directeur général du label Finansol organisatrice de la 2ème Semaine de la finance solidaire, est formel : avec de la pédagogie et des exemples concrets, beaucoup seront rassurés et n'hésiteront pas à faire un placement solidaire. Avec le soutien des collectivités territoriales, des établissements financiers (Caisse des Dépôts, Macif, Crédit Coopératif, Carac, Natixis…), l'objectif est de toucher tous les français. Quatre types de financement solidaire sont présentés, expliqués, décortiqués : la réinsertion par l'emploi, le logement social, l'environnement (agriculture bio, énergies renouvelables) et la solidarité internationale (commerce équitable, micro-crédit). Ceux qui utilisent le plus ce système sont actuellement des parisiens aisés. 102 placements solidaires labellisés existent à ce jour. La mise en place, au 1er janvier prochain, d'une loi obligeant les entreprises de proposer à tous leurs salariés de placer leur épargne salariale dans un fonds ad hoc, y est pour quelque chose.

"Le marché de l'épargne solidaire a considérablement changé ces dernières années et avec la mise en place de cette mesure, les offres, et donc les fonds disponibles, vont se multiplier", explique Guillaume Légaut. Dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008, toute entreprise mettant en place un plan d'épargne salariale (PEE) ou un plan d'épargne inter-entreprise (PEI) sera en effet dans l'obligation de proposer au moins un Fonds commun de placement d'entreprise solidaire (FCPES). Ces FCPES investissent 5 à 10% de leurs capitaux dans des entreprises solidaires, le reste étant placé de manière "classique", précise Finansol, qui garantit la transparence et la solidarité des placements. Selon l'Association française de gestion financière (AFG), 550 millions d'euros étaient collecté sur 53 fonds d'épargne salariale solidaire en juillet 2009.
En 2008, ces placements solidaires, dont le montant a augmenté de plus de 100 millions pour atteindre 379 millions d'euros (+34%), ont notamment permis de créer ou de consolider 20.000 emplois, de loger et de reloger environ 1.500 familles.

Financeurs solidaires et entrepreneurs solidaires proposent jusqu'au 11 novembre à Paris et dans toute la France de découvrir des entreprises financées par la finance solidaire. Plus d'infos sur j'épargne solidaire

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