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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



Cet article cite : 7e arrondissement, rachida dati
11/06/2009 - 14:58
Johnny Tavarès
        

Rachida Dati, maire de proximité

Septième Tribune



Madame le maire tient à rester proche du 7ème malgré son nouveau mandat européen.



Nous sommes au 6 rue Chomel pour le troisième compte-rendu de Rachida Dati. La salle est inquiète lorsque qu’en regardant l'heure, elle s’aperçoit qu’il est 19h40. Le rendez-vous à l'Ecole Chomel est prévu à 19h30 et la réputation de « maire retardataire » qui est dans les esprits laisse envisager les scénarios les plus paranoïaques. Un regard nostalgique vers la cours de récréation et un second vers les dessins des élèves de primaires accrochés aux murs, quand tout à coup, débute une agitation particulière qui annonce l’arrivé du cortège municipal. Mme Dati passe à travers les deux rangées de bancs d’un pas pressé, mais d’un air détendu. En voyant ça et là quelque places inoccupées, elle lance entre deux « bonsoir »: « un peu clairsemé ».

Une fois installée, la maire commence son bilan. Elle tient à rappeler que son mandat est avant tout un travail d’équipe et qualifie sa méthode de "concertée, ouverte et transparente". Comme pour la Commission crèche, où la présence de l’opposition est admise. Cela lui sert de transition pour parler de ce qu’elle a accompli dans le secteur de la petite enfance et de l’école. Des enfants justement qui entourent la nouvelle députée européenne sur la couverture du "7 à vous", le journal de l’arrondissement que chacun de nous a entre les mains pour suivre son exposé.
Elle rappelle qu’elle a permis l’ouverture d’une classe à l’école Vaneau, la mise en place avec l'association AFEV de soutien scolaire pour les élèves en difficulté - d’habitude réservé aux zones prioritaires ce type d’aide n’était jusque là pas disponible dans toutes les écoles de l’arrondissement - et les actions citoyennes pour les enfants et en particulier le permis piéton pour tous les élèves de primaire. En mars 2010 est prévue une initiation à la citoytenneté avec une opération de propreté.

L’intervention d’un habitant du quartier à propos de la situation de l’Hôpital Laennec, sort tout le monde du rêve sucré dans lequel Rachida Dati nous invite et remet les préoccupations des adultes en tête.
Commence une discussion sur le logement et en particulier sur le logement social. Mme Dati, prouvant la véracité de sa méthode, se montre ouverte et clarifie la situation sur les logements sociaux qui soulèvent encore des interrogations. 22 logements sociaux existent sur l'avenue de Breteuil. Une commission établie sur des critères objectifs est chargée d'attribuer l'unique logement social disponible sur tout l'arrondissement en 2009. Elle explique aussi que ce n’est pas de logement social dont le 7ème a besoin, mais plutôt de logement « intermédiaire ». Les habitants ont de tels revenus qu'ils payent un "sur-loyer" pour louer un logement social. Il faut néanmoins noter que ce supplément est dit de « solidarité » puisque l’on parle à la base de logement « social ».
Bref, pas le temps d’insister. La maire enchaîne avec un argument qui fait apparaître plusieurs signes d’acquiescement dans les rangées : « Je suis contre ce qui défigure l’arrondissement ». C’est sûr que l’Hôpital Laennec ne contribue pas à l’esthétisme du quartier, mais construire à son emplacement des tours comme celles qui sont apparues au 13ème arrondissement, n’est pas une vision qui rassure les habitants.
D’ailleurs, l’un d’eux prend à cœur ses mots et parle de sa propre expérience. Une dame qui connaît le « 9-3 » se dit rebutée par l'idée d'avoir une tour dans son quartier de peur qu'elle subisse le même processus de délabrement que dans la banlieue parisienne. Tout le monde, même Rachida Dati, est attentif à son discours. La maire répond qu’elle tiendra compte de son expérience et annonce que ce seront principalement des logements pour étudiants et des résidences pour personnes âgés qui seront construits. Cela une fois que les permis de construire qui s’accumulent depuis 2006 sur les murs de l’institution seront réactualisés.

Une fois tout le monde rassuré sur ce dossier, l'élue du 7ème énonce les aménagements qui ont eu lieu au cours de son mandat. C’est le cas de ceux de la rue Clerc et ceux, en cours, du Champ de mars. Là aussi le peuple ne se retient pas et soulève la question du stationnement. En particulier de l’interdiction de stationner au niveau de la place du Bon Marché, pour des raisons de sécurité. Les usgers réclament la levée de l'interdiction, aussitôt suivi des réactions de ceux qui subissent la rigueur des agents verbalisateurs. Une fois encore, Mme le maire se montre réceptive et rassurante. L’interdiction devrait déjà être levée, mais reste maintenue jusqu'à la fin des concertations. La discussion se poursuit sur la mise en place d’un parking souterrain dans le quartier.

Contrairement au premier compte-rendu de mandat dans la foulée des élections européennes, Mme Dati se montre cette fois très proche de ses administrés, les appelant parfois par leur prénom et échangeant aussi quelques plaisanteries. C’est donc dans une ambiance conviviale que la nouvelle euro-députée exécute sa promesse de faire chaque année un bilan de son mandat. Les habitants ont même pu « boire un pot » avec leurs représentants et sentir que même une fois élue au niveau européen, Rachida Dati reste une maire de proximité, toujours prête à rendre compte de ses actions.

Lire la revue de presse du 11 juin 2009 Dati, Maire à distance


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