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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



Cet article cite : 7e arrondissement, harkis, paris
14/07/2009 - 16:06
Morgane Merlin
        

Sauver l’honneur des Harkis

Harkis : une longue route à parcourir jusqu'à la reconnaissance de la nation.



Trois enfants de Harkis venant de Montpellier ne quitteront pas la capitale tant que la France ne les aura pas entendus.



Le 5 mai 2009, Abdallah Krouk, Hamid Gouraï et Zorha Benguerrah s’installent sur la place Edouard Herriot près de l'Assemblée nationale, avec banderoles et photos. Depuis, ils ne quittent pas le lieu, dorment dans leur voiture et informent les passants intéressés sur leur histoire et celle de leurs parents. Les enfants de Harkis ne partiront pas tant que Nicolas Sarkosy ne les aura pas reçus et que la France ne reconnaîtra pas sa responsabilité dans le désarmement, l’abandon et le massacre des Harkis.
«Nous sommes convaincus de votre positionnement méprisant, haineux et humiliant à l’égard de tous les Harkis», ce sont les mots employés par les enfants de Harkis dans un courrier adressé le 7 mai au président de la République. Ils rappellent l’engagement formulé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, engagement qu’ils estiment ne pas avoir été respecté : « si la France doit des excuses et des réparations, c’est à eux [les Harkis] qu’elle les doit ». Cela fait maintenant plus de deux mois qu’ils attendent une réponse, ce qui leur donne le droit d'avoir recours au référé. « C’est déjà fait » affirme Abdallah Krouk, président du mouvement de la Résistance Harkis. L'assignation en référé a été déposée le 10 juillet et si la procédure n'aboutit pas, ils iront au Conseil d’Etat. Une ultime démarche après tant d'autres qui n'ont pas abouti.

Le mouvement de la Résistance Harkis vient d'organiser son 2ème rassemblement de concertation et de discussions. Une vingtaine d’enfants de Harkis et sympathisants français venus des quatre coins de la France se retrouvent et partagent leurs sentiments. « Le président s’est servi du vote des Harkis pour les élections et s’il ne reconnaît pas la responsabilité de la France dans le massacre des Harkis, on le lui rappellera aux prochaines élections » confie Haida, une enfant de Harkis. L’honneur de ses parents est tout ce qui compte aujourd’hui. Aucune cérémonie n'a été organisée pour la mort de son père, par peur de représailles.
La concertation du 13 juin 2009
La concertation du 13 juin 2009

L’histoire des Harkis reste dans l’ombre et figure peu voire pas du tout dans les manuels scolaires. Réhabiliter l’histoire des harkis ne consiste pas seulement à reconnaître les erreurs, il faut parler de ces soldats qui se sont battus pour notre pays et admettre qu'ils font partie de l'histoire des Français.
Anciens combattants Harki pour la France (13 juin 2009)
Anciens combattants Harki pour la France (13 juin 2009)




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