Connectez-vous S'inscrire
   
Menu
Paris Tribune Paris Tribune
Paris Tribune
Mobile
Facebook
Twitter
Google+
Dailymotion
YouTube
Vimeo
Newsletter
     
Infos
Lundi 20 Juillet 2009 - 17:07
Marie Haddad

Cet article cite : 7e arrondissement, été solidaire

        

Septième révolté ! Mais septième engagé ?

Septième Tribune


Le long-métrage "Ezra" (produit en 2007) du réalisateur nigérian Newton Aduaka était projeté le vendredi 17 juillet, à la Maison des associations du VIIe. L’occasion pour des membres d’Amnesty International, dans le cadre de l’été solidaire, de sensibiliser à la question intercontinentale des enfants-soldats.




Septième révolté ! Mais septième engagé ?

Œdipe noir

Ezra relate l’enfance volée d’un petit garçon enrôlé de force pour servir une des deux armées de son pays, la Sierra Léone, déchiré par la guerre civile. Devenu adolescent, en partie amnésique car traumatisé, il est amené à revenir sur sa vie d’enfant-soldat devant la Commission Vérité et Réconciliation instaurée par l’ONU. L’image d’une précision presque documentaire alimente les témoignages décousus des protagonistes. Le processus collectif purgatoire est cependant entravé par le déni de la part d’Ezra de reconnaître ses actes. Le tourment du jeune homme est quasi œdipien : il commet le double meurtre de ses parents alors qu’il est dans un état second, ayant été régulièrement drogué par ses supérieurs. Par la suite, alors qu’il est au commandement de son unité, comme roi, il cherche en vain à faire la lumière sur la mort des siens. Ce n’est que plus tard, au tribunal et de la bouche de sa sœur, que ses crimes lui sont révélés, publiquement. Si le coupable, avant tout victime, ne se crève pas les yeux face à l’horreur comme dans le mythe grec, la vérité est pourtant aveuglante. Ezra refuse de voir les choses en face en occultant ses souvenirs ; tandis que la langue de sa sœur est arrachée pour faire taire ses cris. Les mots semblent parfois impuissants face à l’indicible.
Septième révolté ! Mais septième engagé ?

Amnésie internationale

Durant la projection du film, les scènes violentes de réalisme font porter la main à la bouche de certains spectateurs. Une fois les lumières rallumées, une première moitié du public quitte la salle à la hâte, avant l’intervention d’un représentant d’Amnesty International. Un point historique est fait sur les enfants-soldats de par le monde et à travers l’évolution de la législation. L’existence de textes sur la question n’enrayant pas significativement le phénomène, Amnesty International sensibilise la population à travers des actions telles que la projection de ce film, afin d’enrayer le déni de cette tragédie contemporaine.

L’intervention terminée, il reste moins de dix personnes. Le public concerné est essentiellement féminin, quinquagénaires en majorité. Une première femme nous explique émue qu’elle se sent concernée dans la mesure où « ce qui se passe est horrible », « la guerre … forcer des enfants contre leur gré, se servir de leur naïveté ». Cette donatrice régulière d’Amnesty International pense qu’« on n’entend pas assez parler de ces questions-là ». Avant tout concernée en tant qu’être humain, c’est ensuite en tant que mère qu’elle se positionne. Elle évoque ses deux fils de 18 et 14 ans à qui elle n’aurait pas souhaité qu’il arrive la même chose qu’au jeune Ezra. Bianca quant à elle considère qu’ « un enfant est quelque chose en développement auquel on ne doit pas toucher » car « c’est l’innocence même ». Consciente aujourd’hui d’avoir eut une enfance heureuse, elle a du mal à concevoir le fait « qu’on puisse enlever des gosses pour les conditionner » et qu’ils deviennent « des victimes qui n’ont pas la capacité de réflexion ». « Pour ces enfants la guerre est d’abord un jeu avant de devenir un jeu diabolique » ajoute-t-elle en pointant la responsabilité des adultes. Fervente chrétienne, elle s’indigne contre ceux « qui ne veulent rien voir et rien entendre ».







Publicités



Paris Tribune : Je viens de suivre Clelia Ninoc sur #Vimeo : https://t.co/REWxiIPv6v
Paris Tribune : La page Facebook de Laetitia Avia particulièrement commentée suite à son histoire de 12 euros. #Paris #ValdeMarne https://t.co/X3PKBiKEZ3
Paris Tribune : La député versus le chauffeur @LaetitiaAvia @RichardFerrand @TaxiActu @FOTaxis @hypeTaxi @ObsTaxiVTC @UberFR #Paris https://t.co/IwRLaCGceg

Supers élus de Paris.


Forum des Halles et Canopée : les maires de Paris assument tout.



Paris Tribune, observateur des débats publics à Paris

Paris Tribune sélectionne les petits et grands moments des débats publics à Paris

Le meilleur des interventions publiques sont sur Paris Tribune.

Paris Tribune est un journal d’actualités locales, à l'écoute notamment des séances du conseil de Paris et des séances des conseils d'arrondissement. De A comme Amendement à V comme Vœu en passant par C comme Communication et D comme Délibération, la rédaction s’intéresse aux débats publics à l’Hôtel de Ville de Paris et dans ses 20 cantons et 20 arrondissements municipaux : dix arrondissements avec un maire d'arrondissement membre du Parti Socialiste (3e, 4e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 18e, 19e et 20e arrondissement), un arrondissement avec un maire membre du parti Europe Ecologie Les Verts (2e arrondissement), et 9 arrondissements avec un maire d'arrondissement membre du parti Les Républicains (1er, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 15e, 16e et 17e arrondissement). Paris Tribune propose une information vérifiée avec articles et brèves, photos, vidéos, et documents audio et PDF à télécharger en tant que membre abonné ou inscrit. Les abonnés peuvent déposer en ligne des textes et photos pour une publication dans les rubriques Infos et Autres infos et dans le dossier correspondant ainsi que dans l'agenda et les petites annoncesChaque lecteur trouve à coup sûr dans Paris Tribune une information de qualité, en réponse à ses besoins en information sur les votes à la mairie de Parisdans les arrondissements de Paris, à la métropole du Grand Paris, et au conseil régional d'Ile-de-France.