Connectez-vous S'inscrire
Menu
Paris Tribune Paris Tribune
     



© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



23/10/2013 - 15:20
        

Serge Federbusch monte une liste de droite alternative et non dissidente

Xe arrondissement : tensions entre l'élu UMP du conseil d'arrondissement et la chef de file UMP désignée par NKM.



Serge Federbusch souhaite fédérer ceux qui considèrent que les processus de désignation des chefs de file dans les 20 arrondissements par Nathalie Kosciusko-Morizet ont été fait de façon "tout-à-fait arbitraire" et veut présenter "une liste alternative", "pas dissidente" et "pas seulement dans le Xe".



La désignation de Déborah Pavlik en qualité de chef de file de l'UMP pour les municipales dans le Xe arrondissement date du 10 octobre 2013. Le 23 octobre, "après leur avoir laissé la possibilité de revenir en arrière", Serge Federbusch, unique élu UMP dans le Xe arrondissement, annonce être candidat à la tête de liste dans l'arrondissement.

"Pas seul et pas dissident"

"Quant au fait que ce soit 'chef de file' et pas 'tête de liste', explique l'unique conseiller UMP du Xe arrondissement élu en 2008, il n'y a aucun doute que ce sera confirmé, sauf dans le cas où ils laisseront la place à l'UDI". Connu pour son franc-parler, il met en cause dans un communiqué du 23 octobre 2013 "la démarche suivie par NKM (...) porteuse d'échec" : "Les primaires électroniques, qui ont attiré peu de votants et furent spécialement conçues pour lui être favorables, ne lui donnaient certainement pas le droit de n'en faire qu'à sa tête et d'imposer des candidats dont certains ne se distinguent que par leur soumission totale à ses volontés".

En cause, selon lui, les "dinosaures" de l'UMP à Paris dont l'un était à ses côtés le 23 janvier 2013 lors du premier débat public organisé par l'association "Paris A Nouveau", lancée pour faire avancer les discussions sur l'organisation des primaires à droite à Paris : Jean-François Legaret, maire du Ier arrondissement et président du groupe UMPPA au conseil de Paris. Saluant le site internet de Serge Federbusch, le Delanopolis, "seul site à Paris d'opposition", il ne tarissait pas d'éloges sur le travail et l'engagement de l'ex-conseiller du Maire de Paris en faveur de l'opposition municipale, ayant quitté le PS pour rejoindre Nicolas Sarkozy en 2007. Bertrand Delanoë aurait alors dit de lui qu'il était son "Eric Besson à lui".

Autres personnalités, présentes au débat, désignées chef de file par Nathalie Kosciusko-Morozet : les deux porte-parole de campagne, Vincent Roger, conseiller de Paris du IVe arrondissement, et Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris du XVIIIe arrondissement. François Lebel, maire du VIIIe arrondissement et vice-président du CNIP, également présent n'a pas été désigné chef de file dans le VIIIe arrondissement, avec son accord ; mais le choix des membres de la liste de la droite et du centre dans le VIIIe promet d'être ardu.

Dans le Xe arrondissement, le duel est désormais ouvert entre Déborah Pawlik et Serge Federbusch. On ne sait pas encore ce que fera Lynda Asmani, centriste du Xe arrondissement élue en 2008 conseiller de Paris. Elle vient de poster sur son compte Twitter le 19 octobre 2013 que "les centristes Parisiens qui se donnent en spectacle seront responsables de l'éclatement de la famille dans les semaines qui viennent...". Restera-t-elle membre d'un parti du centre ?

Après Marie-Claire Carrère-Gée dans le XIVe arrondissement, Martine Weill-Raynal dans le IIIe arrondissement, Serge Federbusch dans le Xe arrondissement, sans oublier les probables grincements de dents dans les 8 arrondissements tenus par la droite aujourd'hui, le nombre des déçus de NKM augmente ; avec des listes en discussion jusqu'à la dernière minute selon un scénario probable. De quoi alimenter les projets de Serge Federbusch de parvenir à constituer une liste "alternative et non dissidente" à celle de Nathalie Kosciusko-Morizet.


Vidéo : Une liste d'union entre Déborah Pawlik et Serge Federbusch ? (le 10 octobre 2013).

Déborah Pavlik et Serge Federbusch - Photo : VD / PT.
Déborah Pavlik et Serge Federbusch - Photo : VD / PT.

Communiqué de Serge Federbusch

Serge FEDERBUSCH, conseiller UMP du 10ème arrondissement de Paris : la démarche suivie par NKM est porteuse d'échec

Le processus de désignation des candidats aux futures élections municipales mis en place par Nathalie Kosciusko-Morizet est arbitraire, opaque et inefficace.

Déjà, dans les 2ème, 3ème, 5ème, 7ème, 8ème, 10ème,12ème, 14ème, 15ème, 16ème, 19ème et 20ème arrondissements des élus de terrain, des militants, sont choqués des décisions annoncées.

Les primaires électroniques, qui ont attiré peu de votants et furent spécialement conçues pour lui être favorables, ne lui donnaient certainement pas le droit de n'en faire qu'à sa tête et d'imposer des candidats dont certains ne se distinguent que par leur soumission totale à ses volontés.

Ce n'est pas cette conception méprisante de la politique qui permettra de reconquérir Paris.

La médiocrité du bilan de Delanoë et des projets de sa Dauphine, Anne Hidalgo, donnent pourtant un espoir solide à la droite et au centre de remporter la mairie.

Hélas, les méthodes brutales utilisées par Nathalie Kosziusko-Morizet gâchent cette opportunité historique.

Sur le fond, c'est autour d'un vrai projet de rupture avec les politiques de Delanoë et d'Hidalgo que la reconquête est possible. Les gadgets pour bobos et les demi-mesures n'y suffiront pas.

Cette situation m'a décidé à annoncer sans attendre ma candidature dans le 10ème arrondissement.

J'appelle tous les militants de droite et du centre, notamment ceux de l'UMP, à refuser la stratégie perdante que Nathalie Kosziusko-Morizet tente de leur imposer.

Il est encore temps pour l'opposition parisienne de se ressaisir.


Serge FEDERBUSCH

Conseiller UMP du 10ème arrondissement de Paris
Président de Paris A Nouveau
.




Les faits | Les opinions | Flash



Publicités





Paris Tribune, observateur des débats publics à Paris

Explorez l'actualité locale dans les arrondissements de Paris

Le meilleur et le pire des interventions publiques sont sur Paris Tribune.