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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



06/11/2009 - 09:59
        

Timbre poste à l'effigie de Francisco de Mirando, pas si "timbré" que ça !

Huitième Tribune



Précurseur des indépendances en Amérique latine et général de la révolution française, le timbre à son effigie porte la mention France-Venezuela. Il est le fruit de la coopération bilatérale dans le domaine des services postaux lancée lors d'une réunion de haut niveau qui s'est déroulée à Paris en 2008.



Seul Latino-américain à avoir son nom inscrit sous l’Arc de triomphe à Paris, aux côtés d’autres combattants de la révolution française, son portrait figure également dans la galerie des personnages illustres au Château de Versailles. A Valmy, sa statue se trouve en face de celle du maréchal Kellerman.

Dès 1791, ce Vénézuélien prend une part active à la révolution française, durant laquelle il se lie d’amitié avec les Girondins.
En 1792, Francisco de Mirando participe en tant que général de l’armée révolutionnaire aux batailles de Valmy et Neerwinden, sous les ordres du général Dumouriez.

Arrêté en avril 1793 et accusé de conspirer contre la république, il assume lui-même sa défense. Son éloquence est telle qu’il est déclaré innocent. Mais la campagne de Marat et des Jacobins contre lui se poursuit et en juillet 1793, il est de nouveau arrêté. Il accuse en plein tribunal le Comité de salut public de tyrannie. Le gouvernement révolutionnaire ne sait que faire de cet encombrant personnage. Il reste emprisonné jusqu'en 1795.

Convaincu que la direction prise par la révolution n’est pas la bonne, il conspire avec les royalistes modérés. Arrêté une nouvelle fois, il reçoit un ordre d’expulsion du pays et décide d’entrer dans la clandestinité. Il reçoit des autorités la permission de rester en France et participe à une autre conjuration monarchiste en septembre 1797. La police reçoit l’ordre de l’arrêter et il entre de nouveau dans la clandestinité.

En janvier 1798, ayant perdu toute illusion quant à la France et sa révolution, il s’embarque pour l’Angleterre.

 
Portrait équestre de Francisco de Miranda, par Emilio Mauri, 1887
Portrait équestre de Francisco de Miranda, par Emilio Mauri, 1887

Ses hauts faits ne se limitent pas à la seule France : il participe à la révolution américaine dans les rangs de l’armée espagnole venue lutter contre les Anglais, rencontres les révolutionnaires états-uniens George Washington, Thomas Paine et Thomas Jefferson, voyage dans toute l’Europe et en Amérique latine, pour libérer les colonies espagnoles du joug espagnol.
 




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