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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



20/11/2009 - 06:00
Eric Dupuy
        

Voyage au centre de la fête rue des Canettes

Sixième Tribune



Centre névralgique des soirées du quartier, la discrète petite rue qui relie la place Saint-Sulpice à la rue du Four mélange les genres grâces à différents bars plébiscités par la jeunesse de tout genre. Reportage au paradis des fêtards.



Bien nommée "Rue de la Soif" par les jeunes qui la fréquentent les soirs de fins de semaine, la rue des Canettes dispose d'une série de bars uniques en leur genre. Coincé à Mabillon, entre Saint-Sulpice et Odéon, le passage fait une centaine de mètre de long. A peine les commerces diurnes abaissent-ils leur rideau de fer que les portes des bars claquent, laissant échapper dans leur entrebâillement une bouffée de chaleur... humaine. Dans ce petit paradis des fêtards, il y en a pour tous les genres, et toutes les bourses.
 

L'Irlande à un bout de la rue

21 heures : les cloches de l'église Saint-Sulpice retentissent, lançant le départ pour un marathon olympien. Bien que toute droite, "la tranchée des goulus" doit être sillonnée en zigzag. Le premier virage se fait sur le côté gauche de la rue, et l'arrêt au stand du pub "O'Neil" nous plonge dans un univers cuivré et ciré. En tournée, sans pression, les pintes défilent entre les canapés cosys de ce pub branché. Les clients de ce vaisseau spécial sont souvent des habitués du quartier, la vingtaine dépassée, qui viennent déguster une bière irlandaise en début de soirée. Plutôt ambiance succursale de marché financier, la musique y est tamisée, propice à des brèves de comptoir des cotonniers. L'addition y est d'ailleurs un peu salée. En sortant de ce pub chauffé, le courant d'air de "la rue des liquides" pousse à trouver refuge très vite pour mieux se réchauffer.
 
Chez Georges
Chez Georges

Du bon vin à bon marché

De l'autre côté de la chaussée, la devanture rétro et rouge bordeaux du bar à vins "Chez George" séduit autant l'œil que le gosier. Pour y entrer, il faut cependant s'armer de patience et surtout jouer des coudes. La population, à peine vingt ans passés, bonde très vite ce bistrot à la cave réputée. Non seulement on y sert des vins bon marché, mais le sous-sol se transforme en salle de soirée. Sur des airs de jazz venu du monde entier, la jeunesse éméchée danse sans sourciller. Les heures passent mais le temps n'y fait pas son effet. A plus de six pieds sous terre, on pense avoir l'éternité devant soi. Malheureusement, l'institution du quartier ferme ses portes juste avant 2 heures. Si la remontée à la surface n'est pas trop difficile, une nouvelle étape s'impose avant la dernière ligne droite du "barathon".
 
Chez O'Neil
Chez O'Neil

Un escalier de plus en plus escarpé

"Chai Antoine" est encore un autre univers. A droite d'une discrète devanture bleue, l'entrée est barrée par un barbu retraité. Ce digicode humain se sert de sa tête pour faire entrer les personnes encore motivées pour aller danser. Un mouvement du bas vers le haut tient lieu de sésame tandis qu'un hochement horizontal du crâne invite les indésirables à terminer plus vite leur soirée. Derrière ce colosse plus sympathique qu'il ne s'en donne l'air, une petite porte dérobée ouvre directement sur un escalier escarpé. Les murs très rapprochés de la cave maintiennent une ambiance familiale tandis qu'un Dj's balance une musique plutôt déjantée. Fausse marque d'une vraie qualité, le prix des consommations y est assez élevé. Qu'importe, rue des Canettes, quand on a soif, on ne compte pas.
 
Chai Antoine
Chai Antoine



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