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23/02/2012 - 19:24
Théo Cyiva avec la participation de Gilles Dambier.
        

343 910 euros adjugés lors de la dispersion Serge Robin

Montant total des adjudications de la dispersion Serge Robin dans le 9e arrondissement de Paris.



Les bonnes affaires de la dispersion des oeuvres et objets de l'appartement du célèbre architecte d'intérieur français Serge Robin, en partance pour les Etats-Unis d'Amérique.



Si la dispersion de la collection Serge Robin n'a pas battu des records le 17 février 2012 lors de la vente aux enchères à l'Hôtel Drouot dans le 9e arrondissement de Paris, il y en a eu pour tous les goûts, avec des objets allant de 20 euros, la plus petite adjudication, à 40 000 euros, pour l'adjudication la plus élevée, un tableau vendu au prix de réserve.

De 20 euros à 40 000 euros, pour des objets de bon goût et de bonne facture. Le nom de Serge Robin est une référence et les oeuvres et objets de son appartement parisien qu'il a mis aux enchères également.

Une boîte ronde en laque noir de la Chine du XXème siècle, avec un défaut, diamètre 15 cm et hauteur 8 cm, estimée 50 - 80 euros a été adjugée 20 euros. Certains ont pu trouver la somme élevée.

Ceux-là avaient sans doute repéré dans cette vente le moyen d'acquérir de beaux objets pour des sommes abordables. Ainsi le lot n° 307 doit ravir son nouveau propriétaire. Le bol à caviar, d'une hauteur de 11,5 cm et d'un diamètre de 20 cm, en métal argenté, à double couvercle, avec des boutons en composition, estimé 50 - 80 euros a été adjugé 40 euros. Une affaire pour qui aime le caviar.

Autres bonnes affaires pour des maîtresses de maison attentives :

- un cadre en bois à décor ajouré (contenant un portrait du Roi de Rome), avec pied chevalet au dos, 35 cm x 28 cm. Estimé 200 - 300 € et adjugé 70 euros,
- un service à thé et à café, en métal argenté, comprenant une théière, une cafetière, un crémier et un sucrier. Estimé 120 - 150 € et adjugé 50 euros,
- une paire de plats, en métal de forme ronde, marqués "Ravinet Denfert", diamètre 33,5 cm. Lot estimé 80 - 100 euros et adjugé 50 euros,
- un ensemble composé de 6 cuillères à thé, de 11 cuillères à café et de 11 fourchettes à dessert en métal. Lot estimé 150 - 180 € et adjugé 70 euros.

La Tour Eiffel en bois ajouré, un modèle réalisé d’après les premiers plans de Gustave Eiffel (1889)  et exposée en 1900, n'a pas trouvé acquéreur. Photo : VD.
La Tour Eiffel en bois ajouré, un modèle réalisé d’après les premiers plans de Gustave Eiffel (1889) et exposée en 1900, n'a pas trouvé acquéreur. Photo : VD.
Elles ont dû rêver devant les arts de la table. Des objets sans doute acquis par des professionnels de la restauration :

- 4 verres à vodka Baccarat (estimés 400 - 600 euros, adjugés 1 050 euros),
- 17 verres à eau en cristal Lalique France (estimés 300 - 400 euros, adjugés 1 300 euros),
- 17 verres à vin rouge en cristal Lalique France (estimés 300 - 400 euros, adjugés 1 200 euros),
- 16 verres à vin blanc en cristal Lalique France (estimés 300 - 400 euros, adjugés 1 100 euros),
- 20 verres à vin Baccarat en cristal bleu sur pied transparent (estimés 600 - 800 euros, adjugés 2 000 euros),
- 11 verres à vin Baccarat en cristal rouge (estimés 400 - 600 euros, adjugés 1 100 euros), etc..

Il y en avait aussi pour les professionnels du design et de la décoration.

Quelqu'un a emporté à 50 euros (estimation 300 - 350 euros) un ensemble de Serge Robin fait de cinq projets de décoration d’intérieurs et de quatre planches contenant des échantillons de tissus divers.

Il s'agissait là des projets en aquarelle sur papier (52,5 cm x 70 cm) ou en tissus (49,5 cm x 64,5 cm) de la demeure à Casablanca de S.A.R. le Prince Abdullah Ben Faisal Ben Abdulaziz, actuel roi d’Arabie Saoudite.

Mais il n'est pas sûr que les dessins aient intéressé un designer architecte d'intérieur. Car, en parallèle, le portrait photographique du prince d’Arabie Saoudite Abdullah bin Fayçal s'est vendu à un prix élevé. Le tirage couleur ancien (34,5 cm x 24,5 cm) avec signature et dédicace au bas du document était estimé 120 - 150 euros. Le cadeau offert à Serge Robin par le prince a été adjugé 1 000 euros.

Autre objet de la catégorie "souvenirs historiques" vendus aux enchères : un étui à cigarettes en argent, à décor appliqué au centre de la couronne royale de la shabanou en vermeil, sur fond gravé d’oiseaux dans un entourage feuillagé. Il provient d'un cadeau offert à Serge Robin par S.A.R. l'Impératrice d’Iran, née Farah Diba, à l’occasion de son couronnement célébré le 27 octobre 1967.
Conservé dans son écrin d’origine en cuir bleu de la Banque Melli à Téhéran, l'objet en bon état témoigne du travail iranien de la seconde partie du XXème siècle. Estimé 600 - 800 euros, il a été adjugé 1 600 euros.

Il y a eu quelques records de vente.

Ainsi, le lot n° 79 de la Maison Jansen, une paire de petits guéridons Art déco d'une hauteur de 55,5 cm et diamètre 45 cm, en bois laqué noir, avec un plateau de forme circulaire, couvert de parchemin, reposant sur un piétement quadripode à huit petits pieds boules. Il a été adjugé à 15 500 euros. Son estimation de départ était de 2 500 - 3 500 euros.

Ou encore le canapé Serge Robin, un canapé modèle en bon état de deux places à structure en bois wengé et gainé de cuir brun foncé, l’assise et le sommier composés d’un matelas en satin de couleurs taupe et crème. Bon état. Estimé 1 800 - 2 500 euros, il a été adjugé 15 000 euros.

La vedette de la dispersion Serge Robin est un tableau d'un peintre connu. Le "Nu assis", de Edouard Vuillard (1868-1940), estimé entre 40 000 et 60 000 euros, a été adjugé à... 40 000 euros.

L'oeuvre, une toile de dimension parfaite, 23,5 cm sur 22 cm, est accompagnée d'un certificat signé du petit-neveu de l'artiste, Antoine Salomon.

Achat coup de coeur ou pour faire un investissement, la toile a de la valeur du fait de son auteur : Edouard Vuillard a été un peintre en vogue auprès de la bourgeoisie parisienne à la fin du XIXème - début XXème siècle, et il se réclamait de Paul Gauguin.

La surprise vient des objets et oeuvres non vendus.

Ainsi, la Tour Eiffel en bois ajouré, un modèle réalisé d’après les premiers plans de Gustave Eiffel (1889) et exposée en 1900, n'a pas trouvé acquéreur.

Est-ce parce que plusieurs éléments manquent, dont la montre centrale ? De bonne taille, 1,09 mètre, elle aurait pu figurer dans une entreprise parisienne ou être offerte à un client amoureux de la capitale.
Le Nu assis de Edouard Vuillard, adjugé 40 000 euros - Photo : VD.
Le Nu assis de Edouard Vuillard, adjugé 40 000 euros - Photo : VD.

Cas de figure identique, l'huile sur panneau "La Mosquée bleue" de Lambert Pierre dit Lamy (né en 1921). Le tableau, de 46 cm x 55 cm, est signé en bas à gauche.

En bon état, il aurait également pu représenter un bon investissement. Qui sait, un homme d'affaire faisant du commerce au Proche-Orient aurait pu être intéressé, soit pour le revendre à l'un de ses riches clients, soit pour se faire mousser auprès d'eux.

Pour tous ces objets, Serge Robin doit décider : les présenter dans une vente suivante ou les garder.

Articles : 
La collection Serge Robin dispersée.
Qui va acheter la Tour Eiffel ?

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