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www.paristribune.info

Attaque de Déni de service sur Paris Tribune et l'éthique des hackeurs

Perturbations sur le site Paris Tribune.


Face aux nouvelles attaques, le point sur l'éthique des 'pirates' du Net : les hackeurs Blancs, les pirates Noirs et les inclassables Gris.


20 Novembre 2014 - 13:29
     

L'attaque enregistrée sur Paris Tribune depuis plus d'une semaine porte le nom de Déni de Service. Le site est rendu indisponible à certains moments en le saturant de 'fausses' requêtes ce qui l'empêche de répondre aux 'vraies' demandes légitimes. Le site est déconnecté de l'Internet et l'internaute, découragé, abandonne. Les newsletters sont également reçues par leurs destinataires avec un retard anormal.

Il est heureusement possible de parvenir à débusquer ces pirates de l'ombre. Une foule de pages web indiquent sur internet comment le faire de même qu'on trouve aussi les indications pour mener ce type d'attaque. C'est l'avantage du Net.
Attaque de Déni de service sur Paris Tribune et l'éthique des hackeurs

© Photographee.eu - Fotolia.com
© Photographee.eu - Fotolia.com

L'éthique des hackeurs

Pour autant, tout hackeur n'est pas un malfaisant. Il existe une éthique des hackeurs, créée au MIT (Massachusetts Institute of Technology - Cambridge, Etats-Unis).

En 1984, le journaliste Steven Levy, spécialisé dans ce domaine, les révèle dans un livre intitulé "Hackers : Heroes of the Computer Revolution" (Hackers : Les héros de la révolution informatique). Ces règles sont au nombre de 6 que des mini-hackeurs du dimanche, perdant leur temps à s'attaquer à des sites comme Paris Tribune, semblent ignorer.

En effet, il existe une éthique chez les pros de l'informatique. Comme partout, il y a ceux identifiés comme "bienveillants" : des raisons bienveillantes les poussent à détecter les failles avant les "malveillants". Une majorité d'autodidactes figureraient même dans la catégorie "bienveillants". A coté des hackers Blancs (White) et Noirs (Black), il y a les "inclassables" : les hackers Gris (Grey) détectent, par exemple, des failles avec l'intention de monnayer leur découverte et leurs services.

Las, dans la législation française, un 'pirate' est un pirate, y compris ceux qui interviennent pour améliorer et faire évoluer la technologie. Au lieu de distinguer les "bienveillants", les "malfaisants" et les "gris", la loi les punit tous sans exception en vertu de l'article 323-1 du Code Pénal à 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende ou 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Au XVe siècle, une distinction existait entre Pirate (sans loi) et Corsaire (obéissant aux lois de la guerre). Au XXIe siècle, la France, en assimilant Hackers Blancs à Pirates Noirs, passe à côté du progrès technologique, véritable enjeu politique et économique.


Vaea Devatine
Journaliste tahitienne. Formation universitaire en droit et en sciences sociales appliquées.... En savoir plus sur cet auteur

Cet article cite : france, hackeurs, ile de france, paris



Commentaires

1.Posté par Famille MME le 14/12/2014 06:12 | Alerter
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Chez les politiques, 'passer à côté des choses importantes' est une technique parfaitement assimilée.


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