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25/01/2012 - 13:30
        

Fête du NPA, fête de l'anti-capitalisme

Présidentielles 2012 : J-90 avant le 1er tour.



La première fête à Paris pour la campagne du candidat à la présidentielle Philippe Poutou.



La pluie n’a pas empêché les partisans et autres curieux de se réunir le samedi 21 janvier 2012 pour la première fête parisienne du Nouveau Parti Anticapitaliste dans le 11e arrondissement de Paris. Toute l’après-midi et la soirée, entre 200 et 300 personnes se trouvaient dans la salle Olympe de Gouges, près du Père Lachaise.

Une fête de quartier

Tables rondes, débats, discours mais aussi concert étaient au programme de cette réunion citoyenne : tables rondes autour des thèmes de la crise, de la précarité, et aussi des sujets plus locaux comme la situation des Archives de Paris. La librairie du parti, La Brèche, était présente tout au long de la fête pour proposer des livres sur le féminisme, l’écologie, l’économie, le printemps arabe mais aussi des polars.
Hommes et femmes de tous âges, sont venus pour découvrir ou faire découvrir les idées du parti, et discuter autour des boissons et collations offerts à bas prix par la buvette. Les enfants font des coloriages à la garderie mise en place pour l’occasion. L’ambiance est conviviale et festive. Alors que le groupe La Rabia répète ses derniers accords avant le concert, la foule se masse dans la grande salle pour prendre place avant le début du discours.
À 19h45, les chants et les applaudissements accueillent le candidat à la présidentielle Philippe Poutou sur scène qui est accompagné de Denis Godard et d’un facteur des Hauts de Seine. Le premier est un militant victime de violences policières venu témoigner de ces « bavures » qui arrivent selon lui trop souvent et en général à des personnes d’origine étrangère. Le second est venu rappeler que 15 facteurs vont être rejugés en appel le 1er février 2012 après avoir été condamnés pour séquestration alors qu’ils tentaient de négocier des conditions lors d’une grève dans les Hauts de Seine en 2010.

Les crises

Décontracté, Philippe Poutou débute son discours par un clin d’œil ironique à la perte du triple AAA « 8 jours après on voit que ce n’était pas si grave : l’euro remonte et on nous dit que les banques s’étaient préparées ». Avec des phrases simples et à la portée de tous, le candidat poursuit en parlant de la crise. b[« Mais quelle crise ? Il en existe deux types : la crise du chômage […] et la crise de la bourse »]b s’exclame-t-il.
Le candidat dénonce les plans de suppression d’emplois quotidiens dans les secteurs publics et privés, la question de l’accès aux soins, à l’éducation mais aussi le mal-logement. Alors qu’il énumère les profits du CAC 40 en hausse et l’industrie du luxe qui ne fléchit pas le candidat proclame : « Crise ou pas, ils veulent nous la faire payer et ils s’attaquent au coût du travail », en référence aux ouvrières de Lejaby, dont l’usine vient d’être fermée. Le discours du candidat, ouvrier dans une usine automobile se transforme alors en présentation du programme du parti pour les prochaines échéances présidentielles.
Le public assistant aux tables rondes et aux discours - Photo : GB.
Le public assistant aux tables rondes et aux discours - Photo : GB.

Les 4 mesures d'urgence du candidat à la présidentielle

Philippe Poutou annonce les 4 mesures d’urgence qu’il prendrait s’il accédait au statut présidentiel : « la mise en place d’un bouclier social avec une augmentation de 300 euros sur tous les salaires et un SMIC à 1600 euros nets » qui serait permis par la récupération de l’argent où il se trouve soit « des impôts de 50% pour toutes les sociétés, l’annulation de la dette et l’arrêt immédiat du paiement des intérêts de la dette, de 48 milliards d’euros en 2011 ».
Le leader du NPA souhaite également une sortie du nucléaire d’ici 10 ans et le développement des énergies renouvelables. « Il faut mener une politique qui réponde aux besoins de la population et de l’environnement », dit celui qui veut rendre les transports en communs gratuits pour tous mais aussi régulariser tous lessans papiers et accorder le droit de vote local et national aux immigrés.
En finissant, Philippe Poutou annonce clairement qu’il « faut dégager Sarko et sa bande, les Morano et autre Guéant » et ne manque pas de tacler non plus le parti socialiste : « François Hollande n’a pas les bonnes solutions car il ne pose pas les bonnes questions ».
En rappelant que « notre adversaire à tous, c’est le capitalisme mondial », le candidat du NPA clame que les élections ne suffiront pas car « il faut que la population se batte au même moment ». Acclamé par le public à la fin de son discours, l’éventuel futur président, qui n’a recueilli que 350 signatures pour le moment, sait qu’il n’est pas seul dans son combat radical.
Philippe Poutou quelques minutes avant son discours - Photo : GB.
Philippe Poutou quelques minutes avant son discours - Photo : GB.

La fête du NPA dans le 11e arrondissement de Paris - Photo : Géraldine Bachmann.



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