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14/06/2010 - 12:41
        

La Polynésie française paralysée par une grève générale



La grève générale à Tahiti entamée le 10 juin 2010, jour du baccalauréat sur l'île, se poursuit, et la crise s'amplifie.



(c) RJD / Ass. Tanumera Hoho'a : Depuis 2004, le Territoire d'Outre-Mer devenu Pays d'Outre-Mer vit dans l'instablitié politique
(c) RJD / Ass. Tanumera Hoho'a : Depuis 2004, le Territoire d'Outre-Mer devenu Pays d'Outre-Mer vit dans l'instablitié politique
Face à la fermeture de l'aéroport international, le Haut-Commissaire Adolphe Colrat (le représentant du Chef de l'Etat en Polynésie française) annonce dans un communiqué un service minimum dès le 14 juin 2010 afin "de rétablir un lien entre la Polynésie française et le reste du monde", grâce à des réquisitions adossées à un arrêté, pour faire face "à l'atteinte excessive à la liberté de circulation" : Evasan (évacuations sanitaires) non assurées, étudiants devant se rendre en métropole pour passer des examens ou des concours, touristes bloqués sans hébergement, ...

Le 11 juin, le Président de la Polynésie française Gaston Tong Sang (ancien ministre de Gaston Flosse ayant créé son propre parti) et le vice-président, Edouard Fritch (ancien ministre et gendre de Gaston Flosse), avaient fait une proposition de protocole d'accord aux syndicats grévistes du Collectif pour la Paix, sans succès.

Ronald Terorotua, l'un des leaders syndicaux, avait par la suite quitté la réunion avec le Haut-Commissaire Adolphe Colrat, partageant le même sentiment sur la situation économique "catastrophique" du pays, au motif que celui-ci aurait simplement indiqué qu'il allait "en référer au gouvernement central" sans apporter de réponses ni de propositions aux urgences : l'arrêt des licenciements massifs, la pérennisation du système de protection sociale, la lutte contre la vie chère, le maintien du système de retraite et du niveau de retraite des fonctionnaires, et le remboursement à la Caisse de Prévoyance Sociale (l'équivalent en Polynésie française de la Sécurité Sociale) de toutes les dépenses liées aux maladies des vétérans du nucléaire.

Renforçant la crise politique que connaît depuis 6 ans le pays d'outre-mer suite à une première modification du scrutin électoral, la crise économique mondiale n'épargne guère Tahiti et ses Iles, peuplées de 250 000 habitants disséminés sur une centaine d'îles réparties sur une surface grande comme l'Europe : les entreprises continuent à licencier et le tourisme atteint son niveau le plus bas avec une fréquentation réduite de moitié en 2009.

Devant les difficultés, les syndicats ne sont pas restés inactifs. Des administrations sont aujourd'hui fermées, tout comme l’aéroport international. Environ 2500 personnes sont bloquées à Tahiti et les compagnies aériennes annulent les vols en direction de la Polynésie pour environ 2000 autres personnes, en attendant que la situation s’éclaircisse.

Parmi elles, le député UMP et maire de Papara, sur la côté ouest de Tahiti, Bruno Sandras (ancien syndicaliste et ancien ministre de Gaston Flosse ayant également créé son propre parti), reçu par Marie-Luce Penchard au Secrétariat d'Etat à l'Outre-Mer pendant 1 heure le 11 juin 2010.

A Papeete (prononcez "Papéété" ndlr), une réunion est prévue le 14 juin 2010 à 16h30 devant le Haut-Commissariat (l'équivalent de la Préfecture en métropole et dans les départements d'outre-mer) par les "touristes séquestrés, en otage en Polynésie". Le dialogue, lui, n'est pas rompu entre la Présidence de la Polynésie française et le Collectif pour la Paix, regroupant 11 syndicats à l'initiative de la grève généralisée.




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