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© Paris Tribune « les arrondissements de Paris à la Une en assistant aux réunions publiques et par un travail d'investigation »



22/11/2015 - 23:10
        

Le chant des partisans de Daesh Etat Islamique

Scoop de Paris Tribune.



Les partisans de Daesh Etat islamique mettent en chanson la revendication des actes criminels du 13 novembre 2015 à Paris de l'organisation terroriste.



Les partisans de Daesh ne se cachent plus © capture d'écran Twitter.
Les partisans de Daesh ne se cachent plus © capture d'écran Twitter.
Le Procureur de la République de Paris le confirme lors de sa première conférence de presse :
"Ces attentats ont été revendiqués par une vidéo, un communiqué écrit puis un montage sonore pour le compte de DAESH, donc l'organisation terroriste état islamique. Ces revendications font bien sûr l'objet d'investigations de la part des services spécialisés".
François Mollins, Procureur de la République de Paris, le 14 novembre 2015.

Paris Tribune a retrouvé l'une des versions des revendications évoquées par le Procureur de la République : il s'agit du chant des partisans de Daesh Etat Islamique. La mélodie, volontairement doucereuse se voulant apaisante avec des effets de voix polyphoniques et du rap sans oublier des vers en alexandrin avec des rimes, est en réalité d'une violence incroyable. C'est le cocktail malsain et inquiétant concocté par les responsables de la communication de l'organisation terroriste en direction des cerveaux à laver.

Le refrain :
"Avance, avance, avance, avance,
Sans jamais reculer, jamais capituler
Avance, avance, avance, avance,
Guerrier invaincu, l’épée à la main... Tue !"

Il y a 3 paragraphes. Les ordres donnés sont explicites, clairs. Le premier paragraphe plante le décor :

"Tue les soldats du Diable sans hésitation
Fais les saigner même dans leurs habitations
N’aies peur de rien fonce tout droit vers le bonheur
Le champ de la bataille et le champ des honneurs
Dans cette guerre tu as tout à y gagner
Un beau jour ta sueur et ton sang vont témoigner
Bats-toi jusqu’à la rencontre du Tout Puissant
En courant vers ta foi tel un lion rugissant".

 
Dans le deuxième paragraphe, la charia est citée. La violence va crescendo jusqu'aux derniers vers. Le chant des partisans de Daesh est entonné au début des revendications des actions terroristes du 13 novembre 2015 et à la fin. Le fond sonore est présent tout au long de la lecture du texte en français : référence à des Soûrat et des versets pour expliquer que Paris est
 
"la capitale des abominations et de la perversion (...) huit frères (...) ont pris pour cibles des endroits choisis minutieusement à l'avance au coeur de la capitale française, le stade de France lors du match des deux pays croisés la France et l'Allemagne auquel assistait l'imbécile de France François Hollande, le bataclan où étaient rassemblés des centaines d'idolâtres dans une fête de perversité (...) Paris a tremblé (...) dans les rues malodorantes (...) Cette attaque n'est que le début de la tempête (...)"
Daesh Etat islamique, "communiqué sur l'attaque bénie de Paris contre la France croisée" le 14 novembre 2015.


Dans les versions du communiqué traduit en plusieurs langues, le chant des partisans de Daesh est en arabe littéraire avec un langage soutenu et une mélodie différente. Le chant commence par "Très prochainement, très prochainement, très prochainement, très prochainement"  contrairement aux premiers mots de la version française et finit par des menaces très violentes.
 
  • Accès aux Membres Abonnés : le chant des partisans de Daesh en français et en arabe​​​​
 

Les terroristes cherchent à faire de la vie des Français un enfer. Lors des "pourparlers tenus brièvement" raconte le Procureur de la République de Paris avec les terroristes au Bataclan, ces derniers évoquent la Syrie et l'Irak. Il est donc probable que Daesh Etat islamique reproche à la France le vote du Parlement le 13 janvier 2015 pris quelques jours après les actes terroristes à la rédaction de Charlie Hebdo, à Montrouge et à l'Hyper Cacher. Ce jour là, Manuel Valls prononce un discours en hommage aux victimes et parle de "guerre". Puis les  parlementaires autorisent la poursuite de la participation de la France au sein de la coalition internationale pour tenter d'endiguer les partisans de l'Etat Islamique en Irak.

Le 20 novembre 2015, un extrait du film "G.I Joe Le réveil du Cobra", sorti sur les écrans le 5 août 2009 avec une tour Eiffel (à 0' 27'') et un tramway (à 1'34'') qui explosent, est utilisé pour servir la stratégie de communication de Daesh. La vidéo de propagande s'intitule "Paris s'est effondré".
© Capture d'écran "Paris s'est effondré". Faire peur avec un extrait du film G.I Joe Le réveil du Cobra.
© Capture d'écran "Paris s'est effondré". Faire peur avec un extrait du film G.I Joe Le réveil du Cobra.


Le jour de la vidéo de Daesh "Paris s'est effondré", une autre vidéo est prise depuis les tribunes du match de football de ligue 1 où Lyon ne fait pas le poids face à Nice : 3 - 0. "Daesh on t'....".  Une riposte bien gauloise qui rentre également très vite dans les têtes. Et de même que @logeurduDAESH sur Twitter fait rire la France entière, un nouveau chant des partisans est attendu, moqueur comme le merle et énergisant comme la Marseillaise. Plus largement, que faut-il faire lorsque le terroriste est persuadé que sa vie est réussie s'il meurt en kamikaze au nom d'Allah ?





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