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Les Terres et mers australes françaises bientôt au patrimoine mondial de l’UNESCO

Outre-mer, la France propose l’inscription des TAAF sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité.

Plus de quatre ans après l'avoir initié, Ségolène Royal défendra le dossier de candidature des TAAF devant le comité du patrimoine mondiale de l’Unesco qui se réunit à Bakou en Azerbaïdjan du 30 juin au 10 juillet 2019.


30 Juin 2019 - 01:00
     

La Marion Dufresne est utilisée pour desservir les districts des îles Crozet et Kerguelen, ainsi que les petites îles d’Amsterdam et de Saint-Paul, en fournissant fournitures, carburant et personnel aux trois bases permanentes : Alfred Faure (Port Alfred), Port-aux-Français et Martin-de-Viviès © Dimitri Damasceno CC-BY SA 2.0
La Marion Dufresne est utilisée pour desservir les districts des îles Crozet et Kerguelen, ainsi que les petites îles d’Amsterdam et de Saint-Paul, en fournissant fournitures, carburant et personnel aux trois bases permanentes : Alfred Faure (Port Alfred), Port-aux-Français et Martin-de-Viviès © Dimitri Damasceno CC-BY SA 2.0
Le TAAF ? Il regroupe les îles Kerguelen, l'archipel Crozet et les îles Saint-Paul et Amsterdam. Réserve naturelle, l'une des plus vastes aires marines protégées de la planète, ils font partie du territoire des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) situé dans l'Océan indien. 

Le dossier, suivi par la collectivité dépendante du ministère des outre-mers, et défendu par Ségolène Royal, "Ambassadrice des pôles Arctiques et Antarctiques", devrait connaître une issue favorable à Bakou en Azerbaïdjan.

Le Comité du patrimoine mondial note dans son projet de décision :
Cette « oasis » au cœur de l’océan austral abrite et entretient l’une des plus fortes concentrations et diversités d’oiseaux et de mammifères marins au monde. Les paysages volcaniques grandioses, qui hébergent cette nature sauvage et foisonnante, forgent le caractère sublime du bien.
Couvrant plus de 672 000 km2, l’immensité du bien permet à la fois une large représentativité de la biodiversité australe et la protection de l’ensemble des processus écologiques essentiels au maintien de ces espèces. À ce titre, le territoire joue un rôle clé pour la bonne santé des océans à l’échelle planétaire, en particulier pour la régulation du cycle carbone.
Du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, les Terres et mers australes françaises sont des vitrines de l’évolution biologique extrêmement préservées et constituent un territoire unique pour la recherche scientifique, notamment pour le suivi à long terme des populations d’oiseaux et de mammifères marins et pour l’étude des effets des changements globaux.
Forte de ce patrimoine d’exception, la collectivité des TAAF, par le biais de la réserve naturelle et avec l’engagement de la communauté scientifique, a mis en place un système de gestion éprouvé et reconnu assurant son intégrité pour les générations futures. 

Projet de décision : 43 COM 8B.6 

L'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO serait un appui aux actions menées depuis plus de 10 ans par la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises en faveur de la conservation des colonies d'oiseaux et des mammifères marins. Avec près de 673 000 km2, les TAAF constituent le plus grand bien proposé à l’inscription sur la liste du patrimoine de l'Humanité (cf. pièce jointe). 
 

Un long processus

Ségolène Royal, nommée en avril 2014 sous la présidence du François Hollande Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, lance l'idée en 2015.

Il faudra attendre juin 2017 pour que le Comité National des Biens Français du Patrimoine Mondial (CNBFPM) finalise le dossier d'inscription que la France dépose le 1er février 2018.

La candidature a ensuite été évaluée au niveau international par l’UICN, organisation consultative auprès du Comité du patrimoine mondial pour les biens naturels. Le panel d’experts de l’UICN a transmis son rapport d’évaluation en mai 2019 dans lequel il formule sa recommandation officielle et positive au Comité.

Ségolène Royal est devenue, par décret du président de la République Emmanuel Macron en date du 28 juillet 2017, "Ambassadrice, chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique" depuis le 1er septembre 2017. Elle succède à Michel Rocard décédé en 2016.

Ce rôle d'ambassadeur thématique chargé de représenter la France dans des instances internationales et de rencontrer des chercheurs, notamment sur le climat, a été créé par le président Jacques Chirac en 1998 en amont de l'Assemblée du Millénaire et du Sommet du Millénaire organisés par l'ONU en 2000.

 





Elodie Châtrain
Journaliste, coordinateur des articles sur les informations générales. Contact E-mail : elodie @... En savoir plus sur cet auteur




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