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Neuf saoudiennes reçues dans les ministères

Huitième Tribune


Le Club de la Presse Arabe a permis de lever un voile vendredi dernier sur le rôle de la femme saoudienne.


16 Décembre 2009 - 17:19
Luma Ghazzaoui
     

Lorsqu'ils évoquent la Femme en Arabie Saoudite, intégristes et intellectuels d'Orient et d'Occident n'ont pour ainsi dire qu'une seule pensée : celle de femmes intégralement voilées et mariées à un homme qui possède quatre épouses. Mais c'est sans compter la visite à Paris de neuf femmes de poids dans la société saoudienne, lesquelles, invitées par le Club de la Presse Arabe au Centre d'Affaires de la Presse Etrangère, ont pu expliquer aux journalistes et diplomates présents combien la réalité est aujourd'hui différente.
Le but affiché des neuf invitées, reçues au Ministère de la justice par Michèle Alliot-Marie, au Ministère de la famille, à l'Institut du Monde Arabe par Dominique Baudis, n'est pas de reproduire le modèle français mais de l'étudier. Avec un objectif : pouvoir s'en inspirer pour conjuguer harmonieusement vie moderne et traditions en Arabie Saoudite. C'est du moins l'avis de Aziza Al Mana’a, professeur de pédagogie à l’Université du Roi Saoud , fils de Abdelaziz Al Saoud, fondateur de la dynastie Saoudienne.
(c) CAPE
(c) CAPE

Libres dans leur travail et dans leurs façons de penser, Lama Al Suleymane, Nashwa Abdel Hadi Taher, Basmah Al Omair, Thuraya sheikh, Azia Mana’a, Mervat Al Sajjane, Nadia Mansour, Shainaz Murshid et Noura Abdulrahman Yousef sont des femmes remarquables. Elles viennent certes d’un pays conservateur où l'on associe la tradition et la religion. L’évolution est essentielle à leurs yeux et "le chemin est long" pour rester en phase avec l'époque.
Selon Lama al Suleymane, le rôle actif que jouent les femmes prendra du temps. Elle assure qu’elles avancent lentement mais sûrement.
Quant à Bassmat Al Omeir, directrice d'un centre d'affaires, elle préfère faire parler les chiffres jusque là inconnus : 56 % des femmes saoudiennes sont scolarisées et 14 % d'entre elles trouvent un emploi dans le domaine de l'éducation et de la santé. D’autres secteurs vont bientôt leur ouvrir leurs portes.
(c) CAPE
(c) CAPE

En dépit de l’influence des fondamentalistes musulmans, les droits de la femme sont défendus par le Roi lui-même et sa fille Adeela , très impliquée dans les réformes que mène le pays. Actuellement le choix de vie de la femme saoudienne tend à devenir un libre choix ... inspiré par les traditions et la vie d'autrefois.
L'actualité s'est bien évidemment invitée dans le débat. Une fois de plus, elle démontre que l’Islam reste méconnu et que la peur de l'autre est réciproque. Un scénario que dénonce les neuf saoudiennes.





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