Quantcast
Connectez-vous S'inscrire
Paris Tribune
Paris Tribune
Paris Tribune
Actualités des arrondissements de Paris et au-delà
Publier en ligne
Agenda
Petites annonces
Newsletter
Inscription gratuite
www.paristribune.info

Sénatoriales 2011 : sérieux échec de la droite à Paris

Les élections sénatoriales à Paris.


12 nouveaux sénateurs élus à Paris : 8 élus sur la liste d'union à gauche, 2 pour la liste officielle de l'UMP, 1 pour le Nouveau Centre et 1 pour la liste dissidente de l'UMP.


25 Septembre 2011 - 19:14
     

C'est un sérieux échec pour la majorité présidentielle qui compte 4 sièges sur 12, et une belle victoire pour la gauche unie avec les écologistes à Paris. La liste d'union de la gauche sort gagnante avec 8 sièges sur 12. La liste officielle de l'UMP remporte 2 sièges de sénateurs. Yves Pozzo di Borgo sauve son siège avec la liste du Nouveau Centre Majorité présidentielle. Pierre Charon, avec une liste dissidente de l'UMP, entre au Sénat. La droite continue de perdre des élections à Paris.

L'accueil des électeurs à l'Hôtel de Ville de Paris - Photo : VD.
L'accueil des électeurs à l'Hôtel de Ville de Paris - Photo : VD.
A l'Hôtel de Ville, les grands électeurs sont d'abord priés de passer par l'accueil des électeurs, un par liste. Ce n'est qu'une fois qu'ils se sont fait connaître qu'ils peuvent se rendre dans la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville pour voter dans l'une des 12 urnes prévues à cet effet. Le bureau de vote est protégé des regards par des paravents. L'ambiance est détendue, amicale, presque familiale.
Et pour cause, le mode de scrutin des sénatoriales, réputé obscur et compliqué, est simple. Il permet le vote des membres de la famille des candidats. La salle de vote aménagée a vu défiler de 9h à 15h les enfants majeurs de candidats, les conjoints, d'autres membres de la famille et des amis et militants sûrs.
Est-ce que cela signifie que le résultat des urnes peut être connu à l'avance ? Pas tout-à-fait : une fois appliquée la règle de la proportionnelle, les sièges non attribués se voient appliquer la règle de la plus forte moyenne.
A Paris, le quotient électoral (le nombre d'électeurs divisé par le nombre de sièges à pourvoir) est de 2 406 électeurs divisé par 12 sièges à pourvoir soit 200,5 suffrages exprimés, avec 100% de participation et aucun bulletin nul. Chaque liste obtient donc 1 siège de sénateur tous les 200 votes exprimés en sa faveur. Puis s'applique la règle de la plus forte moyenne, sans panachage, ni vote préférentiel, pour attribuer le(s) siège(s) qui n'ont pas été attribués à la proportionnelle.

Voilà sans doute pourquoi la gauche savait qu'elle gagnerait des sièges et pourquoi la droite savait qu'elle en perdrait. A l'UMP, seuls Chantal Jouanno et Philippe Dominati, sénateur sortant, sont élus pour 6 ans.
Pierre Charon, suspendu de l'UMP, réussit sa démonstration contre "la méthode qui a prévalu pour la constitution de la liste officielle qui a été décidée sans aucune concertation avec les maires, les élus et les militants et sans tenir compte des réalités locales" ainsi qu'il l'a écrit dans une lettre envoyée aux grands électeurs. Celui qui déclare n'avoir "jamais rien fait qui soit susceptible de faire perdre" sa famille politique et n'avoir "jamais participé aux querelles de la Droite parisienne" ajoutait : "Nous savons tous que chaque siège compte. Il ne saurait être question de prendre le risque d'en perdre un seul. Si c'était le cas, je ne le ferais pas, mais ce n'est pas le cas (...) Arithmétiquement, ces 4 sièges sont assurés. La liste que nous vous proposons ne fait donc courir aucun risque au Président du Sénat Gérard Larcher." Vient-il de faire perdre, selon les uns, un siège de sénateur à la droite parisienne ? A moins que ce ne soit la droite parisienne, selon les autres, qui a perdu toute seule son 3e, voire son 4e siège ?
Pierre Charon va-t-il voir sa suspension de l'UMP levée ? Sera-t-il récompensé pour son siège ? Il n'a pas encore dit son dernier mot : son vote est attendu pour la réélection de Gérard Larcher au poste de président du Sénat. Pierre Charon pourrait s'abstenir, Gérard Larcher ne l'ayant pas soutenu pendant sa campagne.

Vers la salle des fêtes transformée en bureau de vote pour les sénatoriales à l'Hôtel de Ville de Paris - Photo : VD.
Vers la salle des fêtes transformée en bureau de vote pour les sénatoriales à l'Hôtel de Ville de Paris - Photo : VD.

Les 12 nouveaux sénateurs de Paris sont issus de 4 listes sur 6

Liste n°2 "Liste de rassemblement de la gauche et des écologistes" : 8
- Jean-Pierre Caffet, sénateur sortant, conseiller de Paris du 18e arrondissement, Président du Groupe socialiste, radical de gauche et apparentés au conseil de Paris
- Bariza Khiari, sénatrice sortante
- Jean Desessard, sénateur sortant
- Marie-Noëlle Lienemann, membre du Conseil Economique Social et Environnemental
- Roger Madec, sénateur sortant, maire du 19e arrondissement
- Nicole Borvo, sénatrice sortante
- David Assouline, sénateur sortant, conseiller de Paris du 20e arrondissement
- Leïla Aïchi, avocate.
Liste n°1 "UMP Majorité Présidentielle" : 2
- Chantal Jouanno, conseillère régionale, Ministre des Sports
- Philippe Dominati, sénateur sortant.
Liste n°4 "Majorité présidentielle conduite par Pierre Charon" : 1
- Pierre Charon, vice-président du conseil général, conseiller de Paris du 15e arrondissement.
Liste n°5 "Centre et Indépendants Majorité présidentielle" : 1
- Yves Pozzo di Borgo, sénateur sortant, conseiller de Paris du 7e arrondissement, Président du groupe le Nouveau Centre & Indépendants au conseil de Paris.


Vaea Devatine
Journaliste tahitienne à Paris et nouvelle étudiante à l'INALCO depuis la rentrée universitaire... En savoir plus sur cet auteur




Commentaires

1.Posté par amonavi le 26/09/2011 10:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Que le Sénat passe à gauche n’est pas une nouvelle sensationnelle. Cela ne va rien changer quant à l’indépendance de cette institution.
Ce qui change, en revanche, ce sont les attaques contre elle. La dernière en date a consisté à abaisser l’âge d’accès à la fonction sénatoriale à 24 ans.
Le sénateur représente le Territoire. A qui fera-t-on croire qu’à 24 ans, un individu (si doué soit-il) est capable d’appréhender cette réalité ? Il faut avoir derrière soi de longues années dans les systèmes associatif, communal, cantonal, régional … avant de prétendre connaître son affaire.
A défaut d’être des « sages », les sénateurs ont une grande expérience et peuvent utilement infléchir le vote ‘politique’ de l’Assemblée nationale. C’est pourquoi il faudrait, au contraire, reculer l’âge d’entrée au Sénat et placer deux limites : 45 – 70 ans. Etre élu à 70 ans permettrait d’avoir des sénateurs ayant, au maximum, 76 ans d’âge, ce qui est bien suffisant.
De même, permettre à un individu d’être d...


D'autres articles / More stories
< >

Mardi 16 Avril 2019 - 05:55 Paris prie pour Notre Dame

Actu Mairie de Paris | 75001 Paris | 75002 Paris | 75003 Paris | 75004 Paris | 75005 Paris | 75006 Paris | 75007 Paris | 75008 Paris | 75009 Paris | 75010 Paris | 75011 Paris | 75012 Paris | 75013 Paris | 75014 Paris | 75015 Paris | 75016 Paris | 75017 Paris | 75018 Paris | 75019 Paris | 75020 Paris | Paris Débats | Paris Pratique



Publicité