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Vincent Peillon et l'hystérie parisienne

Une mise en oeuvre difficile de la réforme des rythmes scolaires et périscolaire à Paris.


Le ministre de l'Education nationale qualifie "d'hystérie parisienne" les revendications des enseignants et des parents d'élève dans la capitale et précise qu'il n'y a aucune situation de blocage.


18 Février 2013 - 15:02
     

Un ministre de l'Education nationale affirmant que les syndicats sont d'accord avec lui pour ne pas perdre la face... et le premier syndicat d'enseignants FSU de rappeler qu'il a fait "ouvrir une oreille" au ministre et au Maire de Paris, en attendant que l'autre s'ouvre : qui gagnera la guerre de communication ?

Vincent Peillon met les syndicats de son côté

Interrogé sur France 5 dans l'émission C Politique le dimanche 17 février 2013 à 17h50, Vincent Peillon livre son point de vue sur l'application de la réforme des rythmes scolaires à Paris et en France.

Extraits de l'émission C Politique
Caroline Roux : Nous nous trouvons dans une situation de blocage. Qu'est-ce que vous avez raté ?
Vincent Peillon : "D'abord, il y a eu une hystérie parisienne qu'il faut dégonfler, il n'y a pas de situation de blocage, je ne sais pas où vous l'avez vu (...)
Il n'y a pas de situation de blocage, il y a le 2e syndicat qui est pour, la CGT est pour, et même la FSU qui est le premier syndicat dit 'on voudrait repousser d'un an, mais on est pour la réforme des rythmes scolaires et on est pour la loi de refondation de l'école'
Car la réforme des rythmes scolaires est une petite partie de l'ensemble de ce que nous proposons pour la réussite des élèves.
Donc, on peut dire 'c'est bloqué' mais par exemple vendredi j'étais à Tours, puis à Bourges, puis à Nevers (...) par rapport à ce qu'on dit à Paris, les trois villes (disent) 'nous passons aux 4 jours et demi'.
Donc c'est une réforme difficile (...) qui va à l'inverse de cette espèce d'abandon de nos enfants depuis des années en France (...)"

Les syndicats nuancent

Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU
"Evidemment, nous, nous sommes favorables à une réforme des rythmes scolaires, le passage à 4 jours et demi, nous ne sommes pas opposés à condition que nous ne soyons pas dans le bricolage tel qu'il semble se dessiner ici et là, où dans le recul auquel sont en train de confronter un certain nombre de communes parce qu'elles disent 'nous n'avons pas soit les moyens financiers soit les ressources humaines, soit l’ingénierie éducative pour mettre en place quelque chose de favorable pour la réussite des élèves et le bien-être de ces enfants". (voir vidéo)

Pour Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUIPP-FSU
"J'ai l'impression que Monsieur Peillon et Monsieur Delanoë ont commencé à ouvrir une oreille. Eh bien qu'ils ouvrent l'autre, qu'ils entendent ce qu'il se dit sur le terrain... est-ce que foncièrement ils peuvent croire qu'ils ont raison contre tout le monde ?
D'ailleurs tout le monde dit que c'est mauvais, même la FCPE qui a tenu la main du ministre quand il a écrit la réforme des rythmes scolaires, s'est abstenu en conseil supérieur de l'éducation, les parents d'élèves sont massivement à nos côtés dans les réunions que nous faisons au niveau parisien.
Donc stop, stop ! Posons-nous, il n'y a aucune rancune aucune rancoeur de notre part, nous sommes combatifs et déterminés mais à la fois nous sommes force de propositions, nous voulons vraiment du changement pour l'école, les rythmes scolaires doivent être revus c'est clair, mais en mettant tout sur la table notamment les contenus et les méthodes d'enseignement"
.

Nouvel appel à la grève générale le 28 février 2013

Lors de la manifestation nationale le 12 février 2013 à Paris, 80 % de grévistes ont été comptabilisés, à peu près du même niveau que lors de la grève du 22 janvier. bi[["La mobilisation à Paris ne faiblit pas et elle s'étend ailleurs"]b]i, explioue Jean-François Fontana, responsable parisien du syndicat Sud Education qui précise que "la préfecture prévoyait 3 000 personnes et ils auraient été au-dessus de 10 000".

L'assemblée générale de l'intersyndicale a voté le 12 février 2013 une nouvelle grève générale le 28 février 2013, le jour du CDEN (le conseil départemental de l'Education nationale sur les rythmes scolaires) qui se tiendra au rectorat.
Réunion décidée au début du mois de février suite à la grève du 22 janvier en tant que réunion de concertation, l'avis du CDEN doit permettre aux deux autorités, les deux co-présidents du CDEN, le recteur de Paris et le Maire de Paris, de prendre leurs décisions.

Le Maire de Paris qui a reçu les syndicats le 5 février 2013 a promis de les revoir au mois de mars.
Les représentants des syndicats, des parents d'élève, etc... attendent de leur côté que le groupe de travail proposé par les élus du groupe Europe Ecologie Les Verts et Apparentés (EELVA) lors du débat organisé sur les rythmes scolaires le 12 février 2013 au conseil de Paris, mette en place le calendrier des auditions avant la prochaine séance du conseil de Paris le 25 mars 2013 où sera voté ou non l'application des nouveaux rythmes scolaires pour la prochaine rentrée de septembre.

Manifestation nationale le 12 février 2013 à Paris.
Initialement prévue au gymnase 11 rue d'Alésia puis au Centre sportif Elisabeth dans le XIVe arrondissement, avec la participation du Maire de Paris, la dernière réunion publique a lieu dans le XIIIe à 18h45 à la Halle Carpentier (+ 4000 places) 81 boulevard Massena 75013 Paris.

- Voir les vidéos sur la 1ere, 2e et 3e réunion publique sur Dailymotion : www.dailymotion.com/agencepresse



Jérôme Lambert, secrétaire départemental du syndicat SNUIPP-FSU : Aujourd'hui, il se passe que les enseignants sont déçus et en colère. Déçus parce que les promesses de refondation du candidat Hollande et du président Hollande et son ministre de l'Education eh bien ne sont pas au rendez-vous. C'est un miroir aux alouettes ! Il y a des vraies avancées, on les acte, en même temps on voit que cette loi de refondation, elle est a minima, elle ne va pas assez loin pour répondre à l'objectif premier qui pour nous, à la FSU, que enfin la démocratisation scolaire se fasse. C'est-à-dire que les inégalités sociales arrêtent de se traduire inexorablement en inégalités scolaires.
Et puis on est en colère parce que finalement, depuis 6 mois, on est face à des invectives, à des paroles plus que scandaleuses de la part de certains membres de la majorité actuelle.


Paris Tribune : Justement on dit que vous faites du corporatisme ?

Moi la meilleure réponse que j'ai pour ces gens c'est qu'ils viennent dans les écoles parisiennes, qu'ils voient que les parents d'élèves, les enseignants, les agents de la ville sont ensemble rassemblés pour dénoncer la réforme des rythmes scolaires que nous propose Monsieur Peillon qui n'est qu'un bricolage politicien.

Vous êtes contre réformer les rythmes scolaires et périscolaires ?

Jérôme Lambert : Ce n'est pas ce que je dis. Nous sommes pour un changement des rythmes scolaires mais cela ne doit pas se faire n'importe comment. et là ce que nous propose Monsieur Peillon avec Monsieur Delanoë ce n'est qu'un bricolage, cela ne répond pas du tout à l'intérêt des élèves parce que finalement on nous dit que la journée scolaire sera moins longue ; ils auront une demie-heure de classe mais pour faire quoi ? Pour rester dans la même école pour le même temps avec plus de périscolaire alors que concrètement, avec le budget énorme qu'a la ville de Paris, ils sont incapables actuellement de mettre en place un périscolaire de qualité et ce n'est pas la faute des personnels qui les encadrent mais bien les conditions dans lesquelles la ville de Paris les met en place.
D'autre part, alors que l'intérêt des élèves n'y est pas, eh bien les conditions de travail et d'emploi des personnels qui seront enseignants ou agents de la ville, je pense aux animateurs, aux surveillants, mais aussi aux ASEM, aux agents de nettoyage, eh bien sont dégradées.
Donc maintenant, nous ce que nous demandons à Monsieur Peillon, c'est 'stop' nous ne comprenons pas sa précipitation, on voit bien que l'ensemble de la communauté éducative, et c'est le cas au niveau national après avoir été le cas au niveau parisien, refuse que soit proposé mais pas uniquement dans le cadre d'une opposition stérile, pour dire 'on veut vraiment changer l'école' mais 'Monsieur Peillon, on ne veut pas du ravalement de façade que vous nous proposez, on veut un vrai débat pour que l'école change vraiment.
Mais changer, ce n'est pas juste pour changer, c'est pour apporter du mieux aux élèves, du mieux aux enseignants et plus généralement du mieux pour le personnel qui travaille dans les écoles.


Paris Tribune : C'est pourtant ce que Monsieur dit, et ce que le Maire de Paris dit...

Jérôme Lambert : Eh bien, écoutez, j'ai l'impression que Monsieur Peillon et Monsieur Delanoë ont commencé à ouvrir une oreille. Eh bien qu'ils ouvrent l'autre, qu'ils entendent ce qu'il se dit sur le terrain... est-ce que foncièrement ils peuvent croire qu'ils ont raison contre tout le monde ?
D'ailleurs tout le monde dit que c'est mauvais, même la FCPE qui a tenu la main du ministre quand il a écrit la réforme des rythmes scolaires, s'est abstenu en conseil supérieur de l'éducation, les parents d'élèves sont massivement à nos côtés dans les réunions que nous faisons au niveau parisien.
Donc stop, stop ! Posons-nous, il n'y a aucune rancune aucune rancoeur de notre part, nous sommes combatifs et déterminés mais à la fois nous sommes force de propositions, nous voulons vraiment du changement pour l'école, les rythmes scolaires doivent être revus c'est clair, mais en mettant tout sur la table notamment les contenus et les méthodes d'enseignement.






Commentaires

1.Posté par brulpourpoing le 18/02/2013 21:28 | Alerter
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" Hystérie " : si le mot avait été prononcé par la droite, quel scandale ça aurait fait !
Bartolone a qualifié les députés " d'abrutis " ; tant que ça n'est pas la droite qui insulte, ça passe.

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