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Voeux 2013 : la presse trouvera son modèle économique grâce à la liberté d'information

Les voeux de Paris Tribune.info à la presse.

2 Janvier 2013 - 14:56
        

La liberté d'information : un secteur économique rentable capable d’attirer des capitaux nouveaux avec des objectifs industriels.


La presse se développe sur le web et se conjugue de plus en plus avec la presse imprimée. 2013 devrait être une année de transition pour que la presse trouve son nouveau modèle économique.

La valeur de la liberté d’information

En 2013, la presse devra trouver son modèle économique.

Les petites équipes rédactionnelles avec des informations de niche ont le vent en poupe dans la presse sur internet. Elles sont scrutées par les rédactions des grands journaux imprimés qui diminuent leurs effectifs : Le Figaro, L'Equipe, La Tribune qui n'imprime plus qu'un hebdomadaire et continue de perdre de l'argent, sans oublier Le Parisien qui s'interroge : faut-il devenir un journal 100% numérique ou pas ?

Le numérique désigné comme responsable de la mort du journal payant, faisant oublier au passage le rôle joué par les journaux gratuits. Les citoyens n'ont plus besoin d'acheter leur journal chez le marchand de journaux : les éditions gratuites viennent à eux avec des articles calibrés pouvant être lus en peu de temps, dans les transports en commun ou au bureau.

Pour trouver son modèle économique, la presse devra faire reconnaître la valeur de la "liberté d’information".

Actuellement, seule "la liberté d’expression" est reconnue en France.

La "liberté de la presse" n’était déjà pas mentionnée dans la Déclaration de 1789. Le 20 août 1792, un décret de la Commune de Paris interdit l’action des "empoisonneurs de l’opinion publique" et saisit les imprimeries. La liberté de la presse s'arrête pendant 89 ans.

Il faut attendre 92 ans après la Révolution française pour que la liberté de la presse soit reconnue en France par la loi du 29 juillet 1881, avec un statut juridique dérogatoire au droit commun. La classe politique, épinglée par des enquêtes journalistiques, crie au harcèlement et demande des mesures. La loi de 1881 sera amendée plus de 40 fois, avec peu de dispositions autorisant une information plus libre. En 1994, deux députés, Alain Marsaud (RPR) et Philippe Houllon (UDF), font même voter un amendement imposant un secret total de l’instruction judiciaire au cours d'une séance de nuit où l’hémicycle de l'Assemblée nationale est quasiment déserté.

La presse revient de loin

A la veille de la Première guerre mondiale, il existait 60 titres différents à Paris. Parmi la grande presse, 4 titres dépassaient le million d’exemplaires de quotidiens : Le Petit Parisien, Le Petit Journal, Le Matin, Le Journal. A la veille de la Seconde guerre mondiale, Paris Soir dépasse le million et demi d'exemplaires. Les journaux pouvaient être entre les mains "des puissances d'argent" qui ne garantissaient pas forcément l'indépendance des titres.

Après la Seconde guerre mondiale, l'on punit la presse : tous les titres parus pendant l'occupation allemande sont interdits. La presse est réorganisée. Les biens des entreprises de presse sont mis sous séquestre avant d'être transférés à l'Etat qui récompense ceux qui ont publié des journaux de contre-propagande sous l'occupation.

Le Monde naît à l'initiative du Général de Gaulle pour que la France soit dotée d'un journal 'sérieux'. Jusqu'en 1984, l'Etat monopolise la radio et la télévision sans soulever de contestation. A droite comme à gauche, l'on se méfie de la liberté d'entreprendre et de la libre concurrence. Les aides publiques à la presse apparaissent.

Les mieux loties sont les publications hebdomadaires, professionnelles ou spécialisées. Dynamiques, leurs contenus savent attirer des hommes d'affaires nouveaux misant sur une information plus libre.
Plus récente, l'alchimie avec les éditions numériques provoque la mutation des métiers de la presse. Une partie de la presse perd de l'argent, une autre en gagne.

Pour une liberté d'information

Pour autant, l'avenir de la presse ne résidera ni dans le tout numérique ni dans le tout "print" (imprimé, NDLR). Plutôt dans la liberté d'information permettant aux lecteurs de mieux s'exercer à la citoyenneté.

Il s'agit avant tout pour ces citoyens-lecteurs attachés à l'information de mieux connaître ce qui contribue à la manifestation de la vérité. Pour les gouvernements, de permettre l'accès aux informations avec la plus grande transparence possible. Et pour les journalistes, de pouvoir travailler et d’aller le plus loin possible dans leurs recherches.

Le journalisme entrepreneur

© Thibault Renard - Fotolia.com
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Vaea Devatine
Journaliste. Diplômée de l'Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA). Audiovisuel public et... En savoir plus sur cet auteur


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