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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



25/01/2012 - 11:43
        

La tradition, ça a du bon !

Le gâteau des rois à l'issue du conseil du 1er arrondissement de Paris de janvier.



Le gâteau des Rois du conseil du 1er arrondissement, un moment de convivialité entre initiés.



C'est la coutume dans le 1er arrondissement, des gâteaux sont offerts à l'occasion du 1er conseil d'arrondissement de l'année à la mairie. "Comme le veut la tradition, un petit pot et des galettes qui attendent à l'entrée de la salle" annonce Jean-François Legaret après avoir clôturé le conseil d'arrondissement et la séance de questions-réponses avec le public. Venu plus nombreux au conseil d'arrondissement de rentrée, le public tient à cette tradition ; le maire également.

Chaque premier conseil d'arrondissement de l'année, des galettes de chez le bon faiseur et des boissons rafraîchissantes sont offertes aux élus et au public. Parmi les élus, Laurence Bonnet du groupe Europe Ecologie Les Verts fait une entrée remarquée en tant que nouvelle conseillère d'arrondissement (lire les prochains articles de Paris Tribune sur le conseil du 1er arrondissement du 23 janvier).
Les pâtisseries de pâte feuilletée garnie de frangipane sont consommées dans un silence qui absorbe tout sauf la gourmandise : "Mmmh, c'est bon !" La saveur légèrement acidulée des débats, lors de l'examen des projets de délibération pendant le conseil d'arrondissement, n'est plus qu'un lointain souvenir.
Il faut être observateur pour s'apercevoir que c'est Jean-François Legaret qui a la fève, devenant ainsi le Roi de la galette, ou du gâteau, de la mairie du 1er arrondissement.
Mangée le jour de la fête chrétienne de l’Epiphanie célébrant la reconnaissance de l'enfant Jésus par les rois mages, la Galette des Rois symbolise le message de Jésus Christ, universel.
Le Gâteau des Rois est postérieur et date d'un autre fait historique : lorsque François 1er donne le monopole de la fabrication des galettes des Rois aux pâtissiers, les boulangers, mécontents, créent le Gâteau des Rois.
De là naît un florissant commerce qui est remis en cause sous la Révolution française. La fête de l'Epiphanie a failli être supprimée, et les pâtissiers ont risqué d'être poursuivi pour délinquance : la fête de la galette des Rois étaient à cette époque le prétexte, semble-t-il, de fêtes très arrosées dénoncées notamment par les chanoines de Saint-Germain des Près. La raison l'emporte. Le commerce avant tout, et sans risquer de mécontenter les corporations de boulangers et de pâtissiers chargés de l'approvisionnement alimentaire de Paris. La fête des Rois devient la fête du bon voisinage .

De nos jours, et selon nos observations, les fêtes de la galette des Rois ou du gâteau des Rois ne se transforment plus en orgies. Reste une tradition qui a de la tenue, du bon et qui a bon goût.
En 1975, la galette des Rois fait un retour remarqué au sein de la République : depuis cette date, une galette des Rois d'un mètre de diamètre est offerte au Président de la République par les boulangers et les pâtissiers de France. On ne sait pas si le 13 janvier 2012 au Palais de l'Elysée, le Président est devenu Roi.
En revanche, à la mairie du 1er arrondissement de Paris le 23 janvier 2012, le Maire est devenu Roi. Mais il ne mettra pas la couronne.

> Vidéo : Extrait de l'ambiance à la mairie du 1er arrondissement à l'occasion de la galette des rois :
- C'est vous le maire alors ? Euh, pardon, non, vous êtes le maire !
- Non le Roi ! Le Roi !
- Le maire, c'est déjà fait !
- C'est vous le Roi ? Ce n'est pas possible ! Le Maire est Roi !
- Qui est la Reine ?
- Ce n'est pas normal, ce n'est pas normal ! Qui est-ce qui a triché là ? Qui est ce qui m'a remis...
- Le sort !
- Là, personne ne vous le dira !



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