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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



07/04/2010 - 15:44
        

Le 7ème, un arrondissement de rêve



La signature du contrat local d'arrondissement permet d'avoir une photographie de la situation de la délinquance dans le 7ème. Un arrondissement épargné et où il fait encore bon vivre, malgré l'apparition de nouvelles formes de délinquance.



Les « c’est un peu plus tranquille que dans d’autres arrondissements », « ce n’est pas l’arrondissement le plus criminogène de Paris », « quand je regarde le 7ème, je me dis que vous avez beaucoup de chance », de la Mairie de Paris, du Parquet de Paris et du Rectorat sont tempérés par un « le 7ème est à l’image de ce qui se passe à Paris » de celui qui dispose du pouvoir de police à Paris : le Préfet de Police de Paris. Le deuxième contrat local de sécurité dans le 7ème vient d'être signé le 31 mars en la mairie du 7ème, remplaçant le précédent, datant de 2004 et devenu obsolète.
Pour le représentant du Maire de Paris, l’adjoint à la sécurité et à la prévention Georges Sarre, le nouveau contrat de sécurité du 7ème arrondissement doit avoir « une efficacité efficace voire même maximale ». Il salue le « directeur de cabinet (ndlr : du maire du 7ème Rachida Dati) qui a fait un excellent travail, avec intelligence ». C’est « le 9e arrondissement sur 20 à signer son contrat de sécurité nouvelle formule » souligne-t-il. Une nécessité tandis qu'il remarque un durcissement des relations entre les citoyens. Dans le 7ème, le nombre de violences physiques non crapuleuses était de 81 cas en 2001. En 2008, il était de 162, dû à « des troubles à la tranquillité publique avec des regroupements anxiogènes et dangereux » sur le Champ de Mars, sur l’avenue de Breteuil et sur l’esplanade des Invalides.
Le Préfet de Police de Paris Michel Gaudin, Rachida Dati, l’adjoint au Maire de Paris chargé de la Sécurité et de la Prévention Georges Sarre, le Procureur de la République Jean-Claude Marin et le Recteur Patrick Gérard
Le Préfet de Police de Paris Michel Gaudin, Rachida Dati, l’adjoint au Maire de Paris chargé de la Sécurité et de la Prévention Georges Sarre, le Procureur de la République Jean-Claude Marin et le Recteur Patrick Gérard

Pour le Procureur de la République Jean-Claude Marin, la caractéristique du 7ème est d'avoir « une délinquance relativement maîtrisée, une réponse pénale ferme ». Les points noirs de l'arrondissement sont l’insécurité routière sur les voies dégagées ayant déjà entraîné la mort de piétons cyclistes et automobiles. La répression ira jusqu’à la saisie du véhicule. La lutte contre les stupéfiants prendra aussi une ampleur particulière chez les jeunes de moins de 18 ans qui ont au moins une fois déjà consommé du cannabis. Le Procureur remarque qu’il n’y a rien d’étonnant à cela car ces jeunes ont des moyens financiers importants. La lutte contre les violences dans le couple, à laquelle le maire Rachida Dati est très attachée et la lutte contre les violences physiques, crapuleuses ou pas, feront partie des délits à réprimer plus sévèrement. Pour les faits de violence, les vidéos seront utilisées comme un élément déterminant pour constituer la violence. Concernant les parents qui sont « en dépassement » car dépassés par leurs enfants délinquants, des stages sont proposés. Au 1er novembre 2009, 10 stages ont été organisés avec des échecs et des réussites.
Une salle d'audience du tribunal d'instance du 7ème comble
Une salle d'audience du tribunal d'instance du 7ème comble

Le Recteur Patrick Gérard prône « une éducation à la citoyenneté »« l’école doit être un sanctuaire » : aucun élève ne doit avoir peur d’aller à l’école. « Vous avez beaucoup de chance avec 1 seul fait de violence grave » à l’école. Ce résultat est celui des enseignants et des familles, n’oublie pas d’ajouter le Recteur qui précise : « On demande énormément de choses à l’école : elle ne peut pas tout faire. Ce contrat de sécurité doit faire avancer les choses ». Depuis le 10 mars, les sanctions sont renforcées contre les agresseurs dans les écoles.
Le Préfet de Police de Paris Michel Gaudin préfère rappeler que le contrat local de sécurité « a mis un certain temps à naître » depuis le 5 mars 2007 où Rachida Dati alors conseiller du Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy bouclait le dossier, jusqu’à sa signature le 3 mars 2009 avec Bertrand Delanoë. Sans donner de chiffres, le Préfet axe son intervention sur la baisse des violences et sur l'augmentation du taux d’élucidation, alors qu'il était de 9% en 2001. Le Procureur de la République Jean-Claude Marin avait été plus explicite en indiquant que le taux d’élucidation des affaires s'était nettement amélioré : en 1980, 87% des affaires n’étaient pas résolues contre 38% en 2009.
Si tous les signataires du CLS extérieurs à l'arrondissement ont bien mis en avant la situation privilégiée du 7ème, ils ont aussi fait comprendre, entre les lignes, qu'il y a aussi des problèmes. Malgré tout, le 7ème reste un arrondissement largement sécurisé où il fait bon vivre.

Lire l'article Le 7ème signe son contrat de sécurité d'arrondissement.
Lire les caractéristiques du contrat local de sécurité d'arrondissement.
31 mars 2010 : la signature du Contrat Local de Sécurité (CLS) du 7ème arrondissement
31 mars 2010 : la signature du Contrat Local de Sécurité (CLS) du 7ème arrondissement


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