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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



17/07/2010 - 15:45
Marguerite de la Meslière, Tiphaine de Poix et Vaea Devatine
        

Le défilé du 14 juillet : à chacun son parcours du combattant !

Quelle est la meilleure place pour suivre le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées ?



Paris Tribune s'est volontairement glissé dans le public des anonymes afin de témoigner des petites joies et difficultés du défilé du 14 juillet, cru 2010.



Il est 10h20 lorsque la Marseillaise s'élève dans les airs. Le défilé commence. Pour y assister en vrai, autant se lever de bonne heure. C'est là que l'on se rend compte que, sans un sésame, c'est dur d'être une femme ou un homme du peuple.
Dans les entrailles de Paris, des cohortes de français et de touristes ressemblant à des soldats sans armes errent d'une station de métro à l'autre, cherchant désespérément la sortie la mieux placée pour rejoindre les Champs-Elysées. La RATP se contente d'indiquer l'unique sortie ouverte à "Concorde", alors qu'il aurait été tellement plus simple d'indiquer la station "Madeleine". Ceux qui l'écoutent voient leur parcours à pied rallongé de 20 bonnes minutes.
Aucune affichette n'indique par où passer, il faut demander aux CRS et aux policiers son chemin. Venues pour vivre un autre destin, les familles et les bandes d'amis en sont réduites à marcher en groupes compacts dans les rues, régulièrement stoppées dans leur progression par des "par ici, pas par là". Et pourtant si l'on veut trouver une bonne place, il faut continuer de lutter !
C'est un véritable parcours du combattant, à l'image de celui des militaires qui défilent sous la pluie. Car le temps s'invite et y met du sien : le petit spectacle, fait de seaux d'eau déversés à une cadence de métronome, est très réussi. Des personnes abandonnent la partie, laissant la place à d'autres. Il faut alors se battre contre les parapluies, à une ou à deux places, qui dégoulinent d'eau froide sur tout le monde. D'autres s'écartent et, à l'abri sous un arbre, regardent le défilé sur le poste de télévision d'une buvette située non loin de là, derrière le Théâtre Marigny.
La foule assiste au défilé sous des trombes d'eau.
La foule assiste au défilé sous des trombes d'eau.

A force d'errances, beaucoup ratent le début d'un défilé annoncé hauts en couleurs. L'Inde, invitée d'honneur lors du défilé 2009, laisse la place cette année à 13 pays africains. Qui seront les invités en 2011 ?
Les élèves des Ecoles militaires passent, puis c'est au tour des troupes de retour d’Afghanistan : pas facile de les voir !
Micheline, qui arrive de l’Eure, s'est levée à 4h du matin pour être là. Au guichet de la SNCF, un agent lui avait assuré qu'un train rejoindrait Paris à 6h09. En réalité, il partait à 9h09. D'autant plus éprouvant qu'elle n'a pas droit à tout le défilé : la Légion Etrangère, pour ne pas la citer, n'est, en effet, pas parue devant la population. Par crainte de ne pas voir le défilé finir à l'heure prévue, son passage devant le peuple a été sacrifié. Dur à encaisser.
Seuls les officiels munis d'un carton d'invitation ont pu admirer l'allure, les barbes, le pas caractéristique des pionniers du 2ème régiment de la Légion Etrangère, défilant sur une petite distance de 500 mètres, située entre l'avenue de Marigny et la place de la Concorde, là où se dresse la tribune présidentielle.
La garde républicaine est chargée de faire patienter "les autres", les non-officiels, en stationnant longuement devant les ignorants du changement de programme. "Est-ce que la Légion est passée ?" demandent certains, un peu hagards, à la fin du défilé. La déception, grande, est palbable. C'est le grand rendez-vous manqué de ce défilé du 14 juillet 2010.
Micheline, de l'Eure, est déçue de ne pas avoir vu défiler la Légion étrangère.
Micheline, de l'Eure, est déçue de ne pas avoir vu défiler la Légion étrangère.

Tout n’est pas noir cependant. Peu avant, les Sapeurs-pompiers volontaires et professionnels ainsi que les pompiers de Paris réjouissent les spectateurs qui battent des mains. Lorsque le régiment de cavalerie de la garde républicaine se lance enfin, les applaudissements et les flash des appareils photos crépitent, aussitôt arrêtés par un chuchotement qui se répand comme une trainée de poudre : surtout ne pas effrayer les chevaux. Un silence respectueux s’installe alors autour du cortège qui s'avance majestueusement. Même la musique s'arrête.
La bande son justement du défilé en amuse plus d'un : c'est à qui reconnaîtra le plus vite les airs des musiques de films plus ou moins connus ! Le thème de "Pirates des Caraïbes" est ainsi repris à la fin du défilé. Sourires ravis dans la foule. La musique de "Ces merveilleux fous volants dans leur drôle de machine" sur le défilé aérien de clôture plaît également beaucoup. Des défilés aériens particulièrement appréciés avec les 9 Alphajet de la Patrouille de France, les Rafale, les Mirage 2000, les Mirage F1, les Transall, les Lynx, les Panther, les Puma, les Super Puma, les Dauphin, les Gazelle, les Colibri, les Fennec, les Tigre, le Cougar, les Caracal.
La foule se disperse dès 11h40 tandis que 8 parachutistes se posent devant le Président de la République.
Un conseil pour ceux qui voudraient assister en vrai au défilé du 14 juillet 2011, car l'émotion n'est pas la même en étant présent sur le théâtre des opérations : être à 6h du matin sur les Champs-Elysées entre la rue du Cirque et l'avenue Matignon, au plus près des tribunes des officiels pour ne rien perdre du spectacle, ou le moins possible. Armés de patience.
Les défilés aériens restent un must du défilé du 14 juillet.
Les défilés aériens restent un must du défilé du 14 juillet.



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