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© Paris Tribune, « observateur des débats publics à Paris »



15/02/2012 - 17:12
        

Nicolas Stoquer ou le renouveau du Rassemblement Pour la France

Présidentielles 2012.



Le candidat du Rassemblement Pour la France à l’élection présidentielle : un souverainiste pour relancer le gaullisme pour l'indépendance de la France.



C’est la première fois qu’il se présente à une élection, et c'est la première fois que le Rassemblement Pour la France (RPF) présente un candidat à l’élection présidentielle. A 43 ans, il travaille dans la fonction publique et a deux passions : la politique (IEP de Paris et un 3ème cycle en études politiques) et la psychologie (Université Paris XIII).

Fondateur à 20 ans de l’association « Rassemblement Pour la France » devenue un parti politique, Nicolas Stoquer veille depuis 1992 « au bon usage » de l’appellation gaulliste. Pour l’anecdote, lorsque Charles Pasqua lance son mouvement en 1999, il l’appelle le RPF IE « Rassemblement Pour la France et l’Indépendance de l’Europe », après accord avec Nicolas Stoquer.

Le premier déclic en politique « d'un petit gars qui devait aller à l'UMP » : lorsque Jacques Chirac appelle à voter pour le Traité de Maastricht. Nicolas Stoquer le refuse. Le 2e déclic se fait lorsque « Nicolas Sarkozy rabaisse la fonction présidentielle » et ne remet pas en cause le Traité de Lisbonne. « La France n'est plus la France, donc elle est ailleurs : elle est au RPF » résume-t-il.

Rencontre avec le président du Rassemblement Pour la France candidat à l'élection présidentielle, dont le parti, représenté aux dernières cantonales, le sera aussi aux législatives 2012, notamment à Paris.

« Quand il n'y a pas de rassemblement en politique, il n'y a que des traîtres »

Paris Tribune : Qu'est ce que le RPF ?
Nicolas Stoquer : C'est un parti gaulliste, donc au-dessus des partis. Le Général de Gaulle, président du RPF, était opposé à l'idée d'un régime des partis, contre le système en lui-même. En tant que famille gaulliste, nous nous situons au-delà de la droite et de la gauche mais notre espace politique se situe à droite : c'est la France qu'il faut servir.

Nous ne nions pas la réalité du terrain avec un électorat de droite. Le Général de Gaulle avait choisi Georges Pompidou comme Premier ministre, qui n'était pas marqué à gauche. Ce sont les deux aspects du gaullisme : à la fois au-dessus des partis et électoralement il s'ancre à droite. C'est la mystique gaullienne. Ce n'est pas nous qui sommes ambigus, c'est le gaullisme qui est comme ça.

Le gaullisme a éclaté en 1974 avec un gaullisme de gauche, avec Chaban, et un gaullisme de droite, avec Chirac. Quand il n'y a pas de rassemblement en politique, il n'y a que des traîtres.

Pour l'élection de 2012, deux remarques : ou bien on repart sur une logique de tandem ou bien on reste sur l'UMP qui justement a mis fin au tandem UDF et RPR. L'UMP a opéré la fusion des gaullistes et des centristes et il a fait perdre l'identité du gaullisme, ce qui est effrayant en politique.

Nicolas Stoquer, candidat du RPF aux élections présidentielles et législatives 2012 - Photo : VD.
Nicolas Stoquer, candidat du RPF aux élections présidentielles et législatives 2012 - Photo : VD.

« La droite est un homme malade. Il faut des jeunes chefs »

Paris Tribune : Comment voyez-vous les choses aujourd'hui ?
Nicolas Stoquer : C'est la première fois que l'on va élire un Président de la République candidat à sa propre succession dans le cadre du quinquennat. S'il perd, il n'aura pas le temps de se refaire une santé en moins de 2 mois pour gagner les élections législatives.

Pour les présidentielles, François Hollande a une forte probabilité d'être élu ... mais il aura du mal à finir son mandat !

Le Centre doit s'allier pour ne plus être satellisé par l'UMP. Il doit devenir une planète à part entière. L'alliance entre François Bayrou et les partis Divers droite est la plus réaliste. Il faut retrouver un tandem.

Prenons l'exemple à gauche : le Front de Gauche est l'aiguillon du Parti Socialiste ; ceux qui troublent et qui gênent, ce sont les Verts. Mais le tandem existe.

A droite, plusieurs personnes ne représentent rien. Le Front National est le diable, le centre est satellisé, la droite est un homme malade. Il faut des jeunes chefs, il faut renouveler les hommes politiques.

Au RPF, nous représentons ce début de reconquête. Du point de vue de la politique, il faut mettre un virage à droite, que cela plaise ou non, y compris pour les élus centristes. Ceux qui quittent l'UMP parce qu'ils la trouvent trop à droite perdent. Bayrou n'avait pas le choix. Il n'a de choix que de faire des alliances avec des républicains : laïcité, république et école.

Le Front National est l'enfant du système. Il est rejeté car le système ramène à ça. C'est un peu comme si Marine Le Pen est son enfant naturel ; il n'y a rien qui ressemble plus au système que Marine Le Pen. On la voue aux gémonies parce que c'est la même logique : la logique du refus de l'autre, du refus de la réalité, le système vit dans un système qui ne marche plus.

« Il est impensable que des entreprises propriétaires de grands médias puissent signer des marchés publics »

Paris Tribune : Quelles sont les idées que vous défendez ?
Nicolas Stoquer : La valeur travail et la valeur nationale. Nous ne transigeons pas sur la valeur nationale : l'indépendance des collectivités, le peuple qui est souverain et la valeur de la liberté comme la liberté d'expression et la liberté de la presse.

Une des mesures-phares que je défends : il est impensable que des entreprises propriétaires de grands médias puissent signer des marchés publics car il n'y a plus de liberté d'expression !
Vous avez des entreprises qui dépendent des marchés publics et qui ont du mal à être indépendantes par rapport aux pouvoirs publics. Il faut découpler. L'indépendance, ça a un prix. C'est la liberté.

Au RPF, on est pour l'équité et la valeur travail. Une société se fonde sur le travail, il fait partie des grandes valeurs qui structurent une collectivité.
Il faut aussi développer la liberté d'entreprendre : la France est le pays d'Europe qui créé le moins d'entreprises.

Au RFP, nous travaillons au sein d'états généraux. Les travaux remonteront de chaque groupe de travail à la fin du mois de février. Je ne veux pas les conclusions mais toutes les remontées. Après nous ferons la synthèse en priorisant, c'est-à-dire en identifiant la 1ère des priorités.

Mais ma participation à l'élection présidentielle est comme un baptême du feu qui avortera ; pas aux législatives pour lesquelles le Rassemblement Pour la France se prépare.


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