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Mercredi 6 Février 2013 - 02:30


        

Rythmes scolaires, la question du groupe UMP au Gouvernement

La réforme des rythmes scolaires à l'ordre du jour des questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le 5 février 2013.


Le Groupe UMP à l'Assemblée nationale est le seul à s'exprimer sur le sujet ; le Groupe PC, qui n'hésite pas à le faire lors des conseils d'arrondissements à Paris, reste silencieux.




La réforme des rythmes scolaires mêle le combat politique pour une meilleure école aux problèmes de l'intérêt des enfants, des familles, des enseignants des écoles maternelles et primaires et ceux, structurels, de l'éducation nationale, ces derniers étant soigneusement mis de côté.
Lire l'article Vincent Peillon maintient son projet de loi sur l'école.

Question de Jean-Claude Bouchet, député

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale : La parole est à Jean-Claude Bouchet.

Jean-Claude Bouchet (député UMP du Vaucluse) : Merci Monsieur le Président.
Ma parole s'adresse à Monsieur le Premier Ministre. Monsieur le Premier Ministre, qui n'est pas là...
Depuis plusieurs jours maintenant des grèves massives sur les modalités de réforme scolaire paralysent de très nombreuses écoles de notre pays.
Il faut dire que cette réforme suscite de sévères critiques, et particulièrement dans votre camp.
La preuve : le Secrétaire général du SNUIP - FSU, principal syndicat du primaire, s'est exprimé en faveur d'un report de la réforme en 2014 et appelle à une nouvelle grève nationale le mardi 12 février, date également choisie par les syndicats minoritaires pour demander tout simplement un abandon de la loi sur l'école.
Cette réforme, Monsieur le Ministre, n'a donné lieu à aucune véritable concertation.
(Mines consternées et réprobatrices des membres du Gouvernement)
Le ministre de l'Education nationale a réussi l'exploit de faire sur ce sujet un large consensus contre lui au sein du Conseil supérieur de l'Education
Pour réussir, cette réforme aurait dû tenir compte de plusieurs paramètres que vous avez totalement ignoré : l'intérêt de l'enfant, la performance scolaire, le mode de vie des familles, les intérêts des enseignants eux-mêmes et le coût pour la collectivité car chacun sait que cette réforme aura un coût exorbitant pour les finances publiques et donc le contribuable. Et que seules les collectivités en supporteront la charge.
Nous, élus locaux, responsables de nos finances, nous le savons ; vous, vous semblez l'ignorer. Par ailleurs, cette réforme n'a pas de base scientifique incontestable. Aussi, Monsieur le Premier ministre, je voudrais savoir si vous allez procéder à ne véritable concertation et enfin revoir votre copie a...


Claude Bartolone : Merci !

Jean-Claude Bouchet : ... afin de remettre à plat cette réforme !
(Applaudissements des députés de l'opposition UMP à l'Assemblée nationale)

Réponse de Vincent Peillon, ministre

Claude Bartolone : La parole est à Monsieur Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale.

Vincent Peillon, Ministre de l'Education nationale : Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député.
C'est précisément parce que nous tenons compte de l'intérêt de l'enfant et de l'intérêt de l'élève que nous voulons faire cette réforme que vous vouliez vous-même faire il y a encore quelques mois.
Vous parlez de concertation, vous avez raison. Cette concertation a eu lieu dans le pays depuis un an et demi. Votre groupe parlementaire a été consulté y compris par le précédent ministre de votre formation politique
.
(Les députés UMP s'exclament et secouent la tête négativement - Un député discute avec Luc Châtel précédent ministre de l'Education dans le gouvernement Fillon)

Claude Bartolone : S'il vous plaît !

Vincent Peillon : Et vous vous êtes prononcé pour la semaine de 4 jours et demi et pour le raccourcissement de la journée. Qu'est-ce qui aurait pu justifier un tel changement d'opinion chez un homme de conviction comme vous en si peu de temps ?
Cette réforme, chacun sait, c'est dans l'intérêt des enfants et dans l'intérêt du pays qu'il faut la conduire. Car il y a un seul pays au monde où nous accordons si peu de temps scolaire aux enfants, c'est la France ! Et il faut donc corriger cette erreur qui a été faite il y a 4 ans.
La consultation a été menée encore cette année pendant plusieurs mois avec l'ensemble des associations, d'élus. Et nous avons pris en compte d'ailleurs leurs demandes, ce qui a permis au conseil des normes
(la commission consultative d’évaluation des normes, NDLR) d'obtenir un avis favorable.
Maintenant la consultation commence sur le terrain, il faut la mener pleinement, il faut que tout le monde s'y plie...
Il n'y a aucune grande réforme, surtout d'intérêt général, qui ne soit facile.
En même temps, je me réjouis que l'unité soit déjà en train de se faire... c'est bien la première fois que je vous entends prendre comme appui les syndicats Force Ouvrière, les syndicats Sud, et soutenir un mouvement de grève dans la fonction publique !
Cela montre votre courage, votre persévérance, et votre souci de l'intérêt général.

(Applaudissements des députés de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale)

Jusqu'à présent, tous les mouvements de grève ont été bien suivis par les enseignants.
En 2002, la ville de Paris, la plus riche de France, avait reculé dans son projet municipal de refonte des rythmes scolaires. Elle n'avait organisé aucune concertation publique.
Dix ans plus tard, les réunions publiques et d'autres plus informelles se multiplient, notamment depuis la première réunion publique à Paris le 24 janvier 2013 où la municipalité s'est faite huer par les parents et les enseignants. Du jamais vu depuis que la Mairie de Paris est devenue socialiste.
© pixarno - Fotolia.com
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