Quantcast
Connectez-vous S'inscrire
Paris Tribune
Paris Tribune
Paris Tribune
Actualités des arrondissements de Paris et au-delà
Publier en ligne
Agenda
Petites annonces
Newsletter
Inscription gratuite
www.paristribune.info

Disparition d'un artiste-peintre majeur des cent dernières années : Claude Verlinde

Les funérailles seront célébrées le jeudi 24 septembre à Paris.


Claude Verlinde, la maître du réalisme fantastique n'est plus.


22 Septembre 2020 - 21:00
     

Mon nom est Claude Verlinde, Verlinde en Français, “Verlinnedé” en Belgique. Et mon âge n'intéresse que moi. Par contre, j'ai 75 ans d'exercice en tant que peintre.
Claude Verlinde en 2015.

 
Claude Verlinde, c'est la sensualité jubilatoire, c'est le réel caché par l'onirisme, c'est la philosophie qui joue avec le fantastique.

Né le 27 juin 1927, Claude Verlinde travaille et construit son oeuvre jusqu'au jour de sa mort. Dès la fin des années 50, son style s'affirme. C'est un dessinateur extraordinaire. Il se perfectionne dans l'usage des couleurs. Son imaginaire l'emporte. Il rend compte de ce qui est. Mais, il le transforme pour inviter le spectateur à la réflexion. Ses toiles et ses dessins conduisent le profane dans un long chemin initiatique. Il n'est pas étonnant qu'il a noué une amitié profonde avec Louis Pauwels et des contacts chaleureux avec Jacques Bergier, les auteurs du "Matin des magiciens", ni qu'il collabore à la revue d'avant-garde "Planète".
 

Un artiste-peintre majeur de la période 1958 - 2020

Claude Verlinde et son épouse dans l'atelier d'artiste devant la toile "La Folie mène le monde" © DR 2011
Claude Verlinde et son épouse dans l'atelier d'artiste devant la toile "La Folie mène le monde" © DR 2011
Pendant plus de soixante ans, il crée. Sa production est saisissante. En 2020, il a conservé ses talents intacts et ses oeuvres sont toujours dignes des grandes collections et musées.
 

Vénus de Claude Verlinde - détail © DR 2011
Vénus de Claude Verlinde - détail © DR 2011

Le monde des arts endeuillé

Le décès, brutal. Le vendredi 18 septembre 2020, vers 23h30, à son domicile, un malaise, une chaise, la fin.

Son épouse Marie-Thérèse qui l'a soutenu dans toutes ses activités et avec laquelle il formait un couple complice appelle les pompiers et le SAMU. Les secours viennent rapidement. Le coeur a lâché.

Ce coeur qu'il avait immense, qu'il a donné sans compter, dans ses toiles, dans ses dessins, à sa famille, à ses amis, à son public, à son Art, son coeur fatigué, son coeur épuisé, son coeur brutalement serré, renonce à se battre. 

Ce triste vendredi, dans la nuit, c'est un immense peintre qui endeuille le monde des arts, les amis du beau, les esthètes. Mais, même si sa candidature unique ne l'a pas rendu académicien, son oeuvre est immortelle.
 

​On m'a toujours demandé : "A quel mouvement appartenez-vous ? Votre peinture est quoi ? Figurative ? Surréaliste ? Ou quoi ? On ne sait pas où vous classer".

Moi j'ai toujours prétendu n'appartenir à aucun mouvement. Alors j'ai réfléchi et je peux dire maintenant que ce que je fais, c'est de la peinture humaniste.

Je pense que le mot en lui-même doit être suffisant si on réfléchit à tout ce que ça représente et à tout ce que ça élimine.
Moi, je m'en tiens, sans entrer dans le débat complètement, à quelque chose qui peut quand même compter beaucoup, à mon avis, le mot de Paul Valéry qui a dit : "Ce qui ne représente rien, n'est rien". C'est très court, mais ça veut dire beaucoup.
 

Claude Verlinde © DR 2007.
Claude Verlinde © DR 2007.

Informations

Funérailles célébrées le 24 septembre 2020

Bénédiction à 14h30
Basilique Notre Dame du Perpétuel Secours 
55 boulevard de Ménilmontant
75011 Paris

Inhumation à 16h
Cimetière du Père Lachaise 
90e division
boulevard de Ménilmontant, sans numéro
75020  Paris
face à la rue de la Roquette et au 21, boulevard de Ménilmontant
Métro Philippe Auguste (ligne 2) – Bus 61, 69.
  
Tous ceux qui en auront la possibilité sont conviés pour lui rendre hommage.
 

Claude Verlinde interviewé en 2015 par Paris Tribune © DR
Claude Verlinde interviewé en 2015 par Paris Tribune © DR
La rédaction présente toutes ses condoléances à la famille de l'artiste et à ses proches. 
 
Avant même d'avoir une idée, d'avoir même une conception, de comprendre les choses, il faut s'y intéresser. Et les gens contemporains, précisément, c'est-à-dire les gens de partout, la population, ne s'intéresse pas beaucoup à la culture. Et là est le mal. Et si on s'y intéresse vraiment, on est obligé d'avoir des réponses. Et là, les réponses deviennent très, très, très difficiles.

Alors, j'entends souvent parler de l'art contemporain et des contemporains. Mais je me dis, mais sacré bon Dieu, si je ne suis pas contemporain, qu'est ce que je suis ? Quand je travaille, je ne pense jamais à l'art contemporain, surtout pas ! Ca n'a pas le moindre intérêt.

La peinture n'a pas besoin de ces considérations là, parce que les éléments et la nature même de la peinture n'ont rien à voir avec ce qui est soulevé. La peinture est avant tout quelque chose qui ressemble à une fenêtre qui s'ouvrirait sur le monde, on peut même dire l'univers, si l'on veut. Et ébloui par cette ouverture, on doit en penser quelque chose. Sans avoir la moindre référence à l'art contemporain ou pas contemporain, ou tout ce qu'on voudra d'annexe.

En réalité, c'est ce que l'on voit quand on ouvre les yeux sur le monde. Et on devrait être stupéfait et étonné, émerveillé ou dérouté parce qu'on voit, par ce que c'est vraiment… Le fantastique est vraiment là ! Et on s'imagine avoir tout dit, ça n'est pas vrai, on n'a pas tout dit, on en est loin. Si on n'oublie pas qu'on est dans un monde actuel, qui n'est qu'un passage, j'espère, complètement matérialiste, alors c'est abandonner cette vision-là pour plonger dans un monde de l'esprit. Tout est là. Si on abandonne le matérialisme, déjà c'est plus une grande porte ouverte vers autre chose.
Extraits d'une interview de Claude Verlinde en 2015 à son atelier d'artiste dans le 12e arrondissement de Paris,
par Vaea Devatine, journaliste à Paris Tribune.

 


Observation de la rédaction :

Il n'y aura sans doute pas le Ministre dit "de la Culture" selon Claude Verlinde. Il était jugé trop à droite pour sa proximité avec Louis Pauwels et trop fidèle à la tradition de ce qu'est la peinture depuis des millénaires pour plaire aux "cultureux en veste rose" et aux bobos du "en même temps", les adeptes du "plus c'est laid et vulgaire, plus c'est subventionnable"

Gilles Dambier.

 

 



Journaliste, coordinateur des articles sur l'histoire, culture et politique, ventes aux enchères.... En savoir plus sur cet auteur




Commentaires

1.Posté par JP DE LA CHAPELLE le 28/09/2020 16:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Merci de votre hommage

Pour nous remémorer l'oeuvre de Monsieur Claude Verlinde, je vous invite à me suivre dans un documentaire relatant la passionnante aventure de son oeuvre magistrale "L'Oeil Sous le Miroir" !

Monsieur Verlinde, nous espérons que vous rejoindrez les Bruegel et autres Bosch au Louvres !

Nouveau commentaire :

Les opinions sont libres à la condition de respecter les limites fixées par la Loi et par la jurisprudence.

D'autres articles / More stories
< >

Jeudi 16 Avril 2020 - 18:00 Jean-Pierre Alaux s'en est allé

Actu Paris | Actu Ile-de-France | Actu française | International | Paris Tribune Post | Ils sont cités