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Remettre à flot le bateau France après la perte du triple A

Perte du triple A et échec de la maîtrise de la dette publique.


Un prélèvement exceptionnel pourrait permettre de remettre à flot le bateau France.


19 Janvier 2012 - 18:48
par JC Baert
     

Comme le soulignent fort justement la plupart des observateurs politiques et les économistes distingués, ce n’est pas la note qu’il convient de retenir, mais les raisons qui nous y ont conduites.
Nous les connaissons bien et le rapport Pébereau (à relire) laisse échapper le triste constat d’échec sur la maîtrise de la dette publique : « Les gouvernements, tous horizons politiques confondus, se sont laissés aller à la facilité ! »

Celui de Nicolas Sarkozy a enchaîné sur le même mode, pire, en nous faisant croire (à certains) qu’il s’agissait d’une rupture avec les mauvaises pratiques d’avant son arrivée. A la croissance démesurée de la dette depuis 2007 s’est ajoutée la tromperie intellectuelle à grande échelle des Français et des Françaises.
Alors que faire aujourd’hui avec un attelage qui s’embourbe et nous entraîne sur le bas-côté des nations qui ne comptent plus aux yeux d’un monde multipolaire qui ne vit plus seulement de rente de situations acquises?
Avant de chercher des solutions avec les autres, contre les autres, sans les autres, commençons donc par le commencement et donc par réduire drastiquement notre déficit des comptes publics, par un coup d’arrêt à celui qui se profile en 2012.
Comme la France, en ce moment, n’arrive plus à produire plus qu’Elle ne dépense, commençons donc par cesser d’emprunter pour rembourser des emprunts antérieurs ou de faire des fausses économies à torturer tous les Français (public privé). Oui mais comment ?
Une seule solution émerge à effet immédiat : le prélèvement exceptionnel sur l’épargne en général, sur les placements financiers, qui dorment dans les caisses des banques, des organismes financiers divers et variés.

© Thomas Launois - Fotolia.com
© Thomas Launois - Fotolia.com
Ce sera une mesure juste, puisque l’enrichissement des trente dernières années d’un grand nombre ne s’est plus fait par le travail (d’où cette armée de chômeurs et de salariés pauvres), mais par la spéculation financière.
Ce sera une mesure à la hauteur de nos attentes de liquidités avec un faible taux de taxation exceptionnelle (1 à 2%) et cela pourrait rapporter plusieurs dizaines de milliards d’euros.
Ce sera une mesure à effet immédiat eu égard à la rapidité de la procédure de recouvrement.
Ce sera une mesure de solidarité entre les revenus du travail et les revenus financiers et les salariés, les retraités et les consommateurs n’auront plus le sentiment d’être les seuls « vaches à lait ».

Ce sera enfin une mesure de salut public qui permettra d’engager la France sur un rattrapage de sa compétitivité positive en formant mieux, en valorisant mieux, en innovant mieux, en s’adaptant mieux au monde interdépendant et en maîtrisant mieux les gâchis financiers et les fraudes .
Mais voilà, pour en décider ainsi, cesser de gaspiller le temps et l’argent des élites françaises en réunionites insipides sans sortie positive franche et durable de cette crise insoutenable de la dette abyssale française, il ne faut pas continuer dans la facilité. Il faut avec courage tourner la page, virer les canards boiteux qui nous gouvernent, ceux qui prétendent vouloir le faire avec un couteau suisse qui n’existe que dans leur idéologie, et donner une élite responsable et soucieuse de la gloire de la France.
Dur, dur, que ce sera dur, mais les citoyens peuvent espérer, l’époque s’y prête indiscutablement.
Nous pouvons y arriver : l’Allemagne souvent citée en exemple est en effet un bon exemple après avoir amorti le choc économique et financier de sa réunification sans avoir fait exploser ses déficits publics.
Le prélèvement exceptionnel peut nous permettre de remettre à flot le bateau France. Ne gâchons pas ce plaisir pour une Allemagne qui nous aime bien et qui attend de nous de meilleurs résultats intérieurs mais avant tout pour les Françaises et les Français qui le méritent.






Commentaires

1.Posté par amonavi le 20/01/2012 10:36 | Alerter
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Ah ! Ah ! Ah ! Nous avons affaire à un « Conseil de Classe National ». Le bulletin de l’élève est mauvais ? C’est la faute du professeur ! Voilà à quoi est réduite l’immense majorité des commentateurs de ce pays. « Ça vole bas ! » diront certains.
Personne n’empêche qui le veut de se procurer les comptes de la Nation, de les étudier et de donner son avis.
Que les gouvernants de tous bords arrêtent de faire des promesses qui ne peuvent être tenues qu’avec le recours à l’emprunt ! Et, dans un pays qui se dit ‘ laïque ’, supprimez la « religion des avantages acquis ».


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